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AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT


                                    INTRODUCTION:

                    I.            ANALYSE DIACHRONIQUE DE L’AIDE PUBLIQUE AU                    DEVELOPPEMENT (A.P.D)
A.    Précurseur de L’Aide Publique au Développement : fondement théorique
1)      Fondement  théorique

a)      Orthodoxie
b)      Hétérodoxie

2)      Motivations théoriques

a)      La théorie néo réaliste
b)      La théorie néo marxiste
c)      La théorie idéaliste
d)     La recherche du bien matériel et la poursuite des intérêts prives

B.     Fondement pratique et évolution des paradigmes de l’Aide Publique au Développement :
1)      Fondement pratique
a)      Origine Américaine
b)      Origine franco-britannique
2)      Evolution des paradigmes de l’APD
a)      Plan Marshall
b)      1960-65 : Volontarisme d’Etat
c)      1965-80 : Développement rural et besoins fondamentaux
d)     1980-99 : Equilibre macro-économique et Plan d’Ajustement Structurel(P.A.S)
e)      Depuis 2000 : Lutte contre la pauvreté


    II.            CONDITIONS ET FONCTIONNEMENT DES A.P.D 
A.    Conditions d’octroi d’aide
1)      Conditions économiques
2)      Conditions politiques
3)      Conditions écologiques
B.         Fonctionnement :
1)      Les types d’aide : bilatérales et multilatérales
2)      Les domaines  de l’aide : aide sectorielle et aide budgétaire
3)      Les formes : financière, technique et politique
4)      Cas exceptionnel : assistance militaire
 III.            LE DEVENIR DE L’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT :

A.    Bilan

B.     Critiques

CONCLUSION :

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION :

                 De manière générale l’aide peut être considérée comme un soutien apporté à une personne dans le besoin. Cette aide peut être d’ordre matériel, financier, etc. D’après le dictionnaire des relations internationales DALLOZ 2e édition, l’OCDE[1] définit le développement en ces termes : « le développement sur le fond consiste en l’amélioration par les hommes et les femmes, de leur capacité à réaliser leur potentiel humain, individuel et collectif »[2]. Le concept d’aide au développement est nouveau dans les relations internationales. Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, l’aide à l’étranger était exceptionnelle et dispensée seulement pour acheter des appuis politiques. C’est en janvier 1949, que TRUMAN, introduisit dans son discours d’investiture formalise l’Aide Publique au Developpement. De manière progressive, l’A.P.D s’est fondue dans une conception globalisante comprenant: l’aide alimentaire, l’assistance militaire et aujourd’hui l’assistance aux personnes déplacées et certaines remises de dettes. Cette nouvelle dimension de l’aide cadre avec la bipolarisation du monde et les remous nationalistes des colonies. Concrètement, 
   L’Aide Publique au Développement (APD) est constituée par l’ensemble des dons et des prêts accordés à des conditions favorables par des pays développés (aide bilatérale) et des institutions multinationales (aide multilatérale). Les deux-tiers des aides mondiales sont des aides bilatérales apportées à un Etat par un autre. Cette aide est généralement liée, c’est-à-dire assortie d’une obligation pour les pays receveurs de se fournir en biens et services auprès des entreprises du pays donateur[3].
     En d’autres termes, l’APD est tout appui extérieur accordé par un pays développé à un pays en voie de développement, soit directement, soit par le biais d’une institution internationale. Le Jr. Pr Célestin TAGOU pense que  l’APD a deux connotations; premièrement, elle se définit comme    l’ensemble des ressources financières, techniques qui quittent d’un pays dit développé  un pays dit en voie de developpement[4]. Selon la deuxième connotation, c’est l’ensemble des statistiques qui nous permet d’analyser, comptabiliser, d’apprécier des différents dons donnés  par tel pays ou telle institution. Il ajoute que ces fonds sont prévus dans le budget de l’Etat donateur et aussi, il tient à noter que l’A.P.D  est divisée en deux : 25% doivent être les dons et 75% doivent être les prêts nets soit d’un projet, ou soit dans un projet d’Etat. Bref,  L'aide publique au développement (APD) comprend, selon la définition du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l'OCDE, les dons et les prêts préférentiels prévus au budget et transférés des pays développés vers les pays en voie de développement. Parler de l’historique, du fondement et de l’évolution de l’APD soulève le problème de la valeur et de la pérennité de l’APD. Quelle est l’origine et l’évolution de l’APD ? Pourquoi les pays développés veulent-ils  aider les pays sous-développés ? Comment fonctionne l’APD ? Quel bilan pour l’APD ? L’APD est-elle réellement une aide ? Ces interrogations ne manquent pas d’intérêt étant donné qu’elles nous permettent d’analyser les méandres de l’APD. Dans cette logique, nous analyserons l’APD en s’attardant sur l’analyse diachronique ; les motivations, fondement et conditionnalités ; et le devenir de l’APD.

I)      ANALYSE DIACHRONIQUE DE L’A.P.D :
         In this part we would present the theoretical and practical aspect of aids and how it was initiated until its evolution. The first part shall be the founders of this aid (A) and the second shall be the evolution (B).

                 
A)    LES PRECURSEUR DE L’A.P.D : fondement théorique

1)      The theoretical base:
            Before the concept of Public Aids for Development became a concrete aspect, it was first conceive in past years (that is before the declaration of President of America Truman in his famous speech in 1949). They were two famous schools pressed on this theme during the era of the two major wars in the world. These schools were: the school of Orthodoxy and the school of Heterodoxy.
a) The school of Orthodoxy:
    This school arose between the era of the end of the First World War and beginning of the Second World War. This school’s paradigm was considered as a form of doctrine and was officially published and needed not to be quested[5]. Here this school affirm and propelled the idea of the inference of the institutions (that is the state was to be present and be as an actor in the domain of states’ economies)[6]. Thus, encouraging the idea of Keynes (who proposed during the economic depression of 1929 cause by over production) for reducing inflation so as to  encouraging development. Thus those who encourage this idea and adhere to this school of thought were mostly neo-classics economists and Keynesian economists. They proposed that for good and healthy economy of a state the state must be present and active in this economy. This shall be necessary for the good functioning of the market and the good management of public goods and correct the weaknesses and failure of the market. So after the incoming of the theory of modernization of Rostow[7] proposing the different stages of development that was the scheme to use to pass from the traditional society to the modern society. And it was empowered by the famous speech of Truman[8] in his fourth point that was the base for Public Aid for Development. (A.P.D)[9] Thus, this led the forth coming of the school of thoughts: Heterodoxy.

        b-The  school of Heterodoxy:
         The proponents of this school of thoughts were most especially Neo-Marxists and the Economists (mostly conceived by Latin Americans like PREBISCH) of the theory of Dependency. For them they proposed that, view the relationship between “centres” and the “peripheries «it would rather be difficult to recover the gap between them, even if public aid for development comes in to help them prepare the grounds for the stage of take-off[10].  So thus, they proposed a disconnection [11]with the external world (world’s system) for a while and develop local industries and increase their level of productivity in order re-appeared as competitors with developed countries at the international market. That could also include the exchange of theirs products with other countries at the international level. For these proponents of the paradigm[12] they believe that the official discourse must be revised and thus proposed their own idea which they find realistic compared to the previous one that is utopist and idealistic. They claim to have a modern view of economics thus marrying the idea of Rostow.
2)       Motivations (theories):

                             1) MOTIVATIONS
Pourquoi des Etats financent-ils une APD ? Pourquoi d’autres sont-ils candidats à en bénéficier ? En s’appuyant sur les théories des relations internationales, quatre types de motivations peuvent en être identifiés.
         a) La recherche de la puissance (théorie néo-réaliste)[13]
            La théorie « néo-réaliste » suppose que la scène internationale se caractérise par un conflit entre tous les Etats, et dans lequel, chacun tente d’accroître sa puissance relative. L’APD est donc au service de cet objectif, qui se décline en dimension politique, économique, sécuritaire, culturelle etc.
            A travers l’APD, les pays donateurs tenteraient de dominer, de récompenser, de punir d’autres pays. Pour les pays bénéficiaires, il s’agit donc de « se vendre le plus cher possible »[14] s’ils le peuvent. L’APD est ainsi utilisée pour s’acheter des votes au Conseil de Sécurité de l’ONU.
                                 b) Exploitation capitaliste (théorie néo-marxiste)[15]
         Ici, les Etats les masques de classes sociales agissantes. Deux conflits structurent le monde : celui des capitalistes contre les prolétaires et celui des capitalistes entre eux. Dans ce contexte, l’APD financée par un pays capitaliste résume une double fonction : participer à l’exploitation générale des pays pauvres ; assurer un gain de puissance à l’égard des autres pays capitalistes. Notons que ces deux fonctions étaient également celles du colonialisme dans la vision marxiste. L’aide serait un piège, une drogue permettant aux pays donateurs de maintenir les bénéficiaires dans un système de dépendance avec l’appui des classes dominantes locales.
                      c) La recherche du bien être matériel et la poursuite des intérêts privés[16]
           L’analyse libérale et néolibérale refuse d’adopter comme clé de lecture la logique du conflit et de la domination ; elle lui préfère la logique des intérêts : les Etats souhaitent simplement accroître leur bien être matériel. Dès lors, des coopérations mutuellement bénéfiques verront le jour. L’APD n’est donc plus une corde au cou des pays bénéficiaires mais un instrument de bien être. Cependant, derrière les Etats, ce sont des individus et des groupes d’intérêts qui agissent à leur profit. L’école du public choice, fondée par Gordon TULLOCK et le prix Nobel James BUCHANAN, voit en la politique publique, une politique qui a pour but le bien être d’un segment de la société et l’imposition de sa volonté. Dès lors, l’APD peut être considérée comme une rente au service d’agents privés.
                        d) Un accomplissement moral (théorie idéaliste)[17]
            Cette approche est dite « idéaliste » non parce qu’elle est naïve ou irréaliste, mais parce qu’elle renvoi à un idéal moral : celui d’une aide désintéressée. Comment l’éthique peut-elle influencer le comportement de l’Etat ? Différentes chaînes de transmission peuvent exister : l’éthique de certains dirigeants et hauts fonctionnaires ; les valeurs sociales dominantes ; la pression de la société civile ; les préférences des électeurs etc. Mais l’aide peut toujours paraître intéressée. Ne permet-elle pas aux habitants des pays riches de s’acheter une bonne conscience ? Une APD ne constitue-t-elle pas une excellente politique de communication ? Ces interrogations sont entre autres celles qui peuvent ressortir lors de l’octroie d’une APD.
      







  B.      Fondement pratique et évolution des paradigmes de l’Aide Publique au Développement 
                                           1-  Fondement pratique.
                  Dans cette partie du devoir, nous mettrons en exergue les différentes origines de l’Aide Publique au Développement à savoir Américaine et Franco-britannique.

a-Origine Américaine
         Le séisme qui a frappé Caracas en 1812 est une catastrophe sans précédent ayant fait plus de 10.000 morts, à ce même moment, le Venezuela est en pleine guerre ‘indépendance contre l’Espagne. Le congrès des Etats-Unis vote donc une aide humanitaire d’Etat qui était en même temps un acte politique contre l’Espagne. Le gouvernement Américain développe alors dans les années 1980 un appui alimentaire en faveur de l’Amérique latine. Ainsi donc, ils acheminèrent  six millions de tonnes de nourriture en direction de  l’Europe mais il n’existe pas réellement de coopération. Nous constatons que l’humanisme  et l’intérêt se mêlent aux origines de l’Aide Publique au Développement. Les Etats-Unis exigent  de l’Europe  le remboursement  des « dettes de guerre », ceux-ci vont également prêter de l’argent à l’Allemagne mais face aux difficultés des parties le paiement des réparations ainsi que les dettes seront provisoirement suspendus en 1931. A son arrivée au pouvoir, Hitler mettra fin aux dettes  alliées ce qui aura pour conséquence pure et simple d’inhiber l’esprit de coopération et le déclenchement de la crise boursière en 1929. Le gouvernement Américain impose en 1944 à la conférence de Bretton Woods un nouvel ordre mondial  basé sur la coopération, commerciale mais aussi et surtout financière. Tout ceci se matérialise par la création du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale. De 1945 à 1947 l’Organisation des Nations Unies est crée, le gouvernement Américain annule les dettes de guerre du interalliées, le Président Truman signe le plan Marshall, à l’issue de cette signature 15 milliards de dollars seront  transférés vers l’Europe en 4 ans pour sa reconstruction.
b-Origine franco-britannique :
                     Britannique :
          Le secrétaire d’Etat aux colonies Joseph Chamberlain  plaide en faveur d’investissements publics en Afrique et aux Indes dans le domaine des chemins de fer. L’ampleur de cette action peut se vérifier  à partir de 1929 par le vote du Colonial Development Act  qui prévoyait des dons mais aussi des prêts afin de financer les infrastructures.  C’est ainsi qu’en 1940, le  Colonial Development and Welfare  Act  donne  une dimension sociale  à ce soutien qui prévoyait des plans décennaux dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement agricole. Une deuxième loi double les crédits qui étaient consacrés à cette politique. Peu après la Colonial Development Coorpration  sera crée en appui au secteur privé.
                                             La France :
L’émergence du concept d’ « aide aux colonies » en France est retardée par un attentisme  d’Etat et de lobbies protectionnistes, en effet le pacte colonial qui est édicté en 1910  fixe dors et déjà les rapports entre la métropole et les colonies, ce pacte affirme que les territoires de l’Empire doivent être indépendants financièrement mais ceux-ci devront  ravitailler la France en matières premières. En 1921, le ministre Albert Sarraut fait voter un plan fondé sur les investissements publics mais qui tenait aussi compte des problèmes de santé d’éducation et d’alimentation des indigènes, les résultats restent décevants, ceci est du au fait que les dépenses étaient inférieures aux  crédits. Au cours des années 1930, l’idée  de l’intervention de l’Etat dans la mise en valeur des colonies refait surface, cette idée sera reprise par le Front populaire, mais il n’y eu malheureusement pas de suite. Le régime de Vichy quant à lui développe  un plan de mise en valeur de l’Empire à travers l’Afrique Occidentale française, il ne s’arrête pas là, il crée également un office de la recherche scientifique  qui est devenu l’Institut de Recherche pour le Développement. Le général de Gaulle créa en 1941 la caisse centrale  de la France libre qui jouait le rôle de trésor public, un an plus tard elle devient la caisse centrale de la France d’outre-mer, elle accorde des prêts et des participations à des sociétés publiques. Le général de Gaulle insiste sur le développement nécessaire d’outre-mer lors de la conférence de Brazzaville en 1944, à cet effet, il crée le Fond d’Investissement et de Développement Economique et  Social afin de financer les plans d’équipements. C’est ainsi que l’administration d’outre-mer est rénovée en quelques années.
2.    EVOLUTION DES PARADIGMES DE L’A.P.D
             Depuis la première aide moderne avec le plan Marshall l’on note une évolution dans les différents paradigmes de l’A.P.D qui s’axaient autour du volontarisme d’Etat entre 1960-1965, le développement rural et les besoins fondamentaux dans la période 1965-1980, de 1980-1999 l’équilibre macroéconomique et les programmes d’Ajustement structurel enfin, depuis 2000, la lutte contre la pauvreté.
1- 1948-1953 : Plan Marshall :
    Les contours ont été fixés par l’ancien président américain Truman dans son allocation du 05 Juin 1947 en ces termes « à l’état actuel de l’histoire du monde presque chaque nation doit choisir entre deux manières différentes de vivre. Le premier mode de vie se fonde sur la volonté de la majorité et repose sur les institutions libres des gouvernements représentatifs, la garantie des libertés individuelles et la garantie contre l’oppression politique. Le deuxième mode de vie a comme base la volonté d’une minorité qui veut s’imposer à la majorité par la force des libertés et droits fondamentaux sont mis entre parenthèse ; cette minorité s’appuie sur des élections manipulées et sur la restriction de la liberté individuelle. Je pense que nous devons aider les peuples libres à déterminer à leur convenance leur destin. Je crois que notre soutien en première ligne doit revêtir la forme d’aide financière et économique une aide qui est essentielle pour la stabilité économique et qui est conforme au développement politique »[18]. Cette pensée du Président Truman peut être considérée comme le premier programme sur la fonction de l’aide au développement. En effet, les configurations de la scène internationale après la Deuxième Guerre froide se caractérise par la guerre froide ; par conséquent, la politique étrangère des occidentaux était orientée vers le combat contre le  communisme c’est pourquoi ils s’attèleront à l’application de la politique d’endiguement dans le monde. Déjà deux ans après la Deuxième Guerre mondiale, les Etats Unis avaient conçu le « European Recovery Program »[19] plus connu sous le nom de plan Marshall et qui sera en vigueur pour quatre ans avec pour objectif de promouvoir le développement de l’économie européenne détruite. L’aide financière octroyée par les Etats Unis avait pour but d’associer l’Europe au concept du monde libre. La consolidation économique et le renforcement des pays d’Europe devaient s’inspirer du modèle américain et renforcer par la même occasion la confrontation Est-Ouest.
2.      1950-1965 : volontarisme d’Etat
              Le paradigme du volontarisme d’Etat trouve son origine dans le succès des économies de guerre et la transformation subie par les pays pauvres tels que la Russie et le Japon après les grandes guerres. Dans cette période, « le progrès se confond avec la croissance par l’industrialisation »[20] ; le résultat attendu est un effet de Cascade sur les autres domaines à l’instar de la santé, l’éducation et le social. Pour ce faire il était question d’investir les fonds dans l’industrie lourde. Dans cette logique « l’A.P.D a pour vocation de combler le double  déficit (épargne intérieure et devise étrangère)[21] pour dynamiser l’accumulation de capital. Cependant, vu que nous sommes en période de guerre froide, l’aide devrait permettre aux nations néo-indépendantes de ne pas recourir au modèle soviétique pour leur développement. Pour aller plus loin, cette vision industrialiste du développement allait aux dépens du monde agricole. En outre, le secteur agricole était relégué au second plan tandis que l’on notait une priorité pour le secteur industriel.
              Durant cette période, les pays donateurs comme les Etats Unis, la Grande Bretagne et la Banque Mondiale donnaient les dons en devise et une assistance financière. Cette aide sera matérialisée via de projets isolés des politiques publiques visant la construction d’infrastructures (routes, aéroports, etc.) et les industries de base (métallurgique, extraction minière, etc.). Malheureusement, ces « éléphants blancs » ont connu un échec à cause des décisions prises pour des raisons politiques et la non viabilité économique dans le Tiers monde en général et en Afrique en particulier.
3.      1965-1980 : développement rural et besoins fondamentaux
             Certes entre 1960-1965 l’on a noté un progrès économique ; cependant, la conjoncture sociale reste opaque avec : « rentabilité décevante des investissements persistance de la grande pauvreté, élévation du chômage … »[22]. Dans cette logique le paradigme dominant dans le développement connaît un changement.
              La perception que l’on avait du secteur agricole change ; ainsi l’on note une primauté de l’agriculture sur l’industrie. Cette nouvelle vision de l’agriculture contribua alors à une critique de l’équation « croissance : développement »[23] puisque l’A.P.D mettre l’accent sur le social notamment la redistribution en faveur des plus défavorisés et des chômeurs urbains. En outre, l’A.P.D s’efforce de diriger les investissements vers les secteurs dont les populations pauvres dépendant directement (l’agriculture et le secteur informel) en plus de cela, avec le concept de « besoins fondamentaux » de Robert Mc NAMARA l’on note une attention aux questions de logement, d’alimentation, d’eau potable, de santé, d’éducation, etc.
    Ces préoccupations sur les stratégies d’aide ont eu un impact réel car les principaux donateurs ont diminué leur soutien aux projets d’infrastructures au profit du monde agricole et les services sociaux. Les principaux instruments ici étaient : « les prêts et dons, réformes agraires, recherche scientifique, infrastructures, institutions rurales, etc. Ils ont tenté d’impliquer des paysans pauvres dans les efforts d’éducation, de santé et de formation technique etc. »[24]. Néanmoins, à cette époque se développe en Asie du Sud-est la théorie de « trade not aid »[25] qui visait à serrer les importations et les investissements.
    Cependant, avec les grands chocs pétroliers, ce paradigme connu une crise car les pays du Sud importateurs furent les grands perdants. Mais ce coup de force face aux géants du Nord contribua à l’émergence de la thématique du « Nouvel Ordre Economique Mondial »[26].
4        1980-1999 : équilibre macro-économique et ajustement structurel
    En 1980, la conjoncture financière dans le Tiers monde devient déplorable avec l’emprunt extérieur qui est élevé, l’endettement, une balance de paiement déficitaire et un budget déséquilibré. Certains pays, à l’instar du Mexique déclare qu’elle n’est plus à même de rembourser la dette. C’est donc dans ce contexte qu’une orientation nouvelle est assignée à l’A.P.D notamment la stabilité et l’équilibre macro économique.
             Ainsi, « la stratégie de développement ne reposera plus sur un effort public d’investissement financé par l’endettement international mais sur les réformes structurelles devant construire des économies libérées de l’emprise étatique, ouvertes au commerce et aux investissements privés »[27]. Dans cette perspective, l’A.P.D a pour fonction d’inciter les pays à des réformes via des prêts conditionnés à la mise en place de programme d’«ajustement structurel ». En outre, l’aide était conditionnée par la rigueur monétaire et budgétaire. Deux concepts deviennent alors en vogue à savoir la « libéralisation » et la « privatisation » ce qui fit en sorte que l’A.P.D soit soupçonneux pour les donateurs que pour les pays pauvres. Puisque pour les donateurs, elle perturbe le libre jeu du marché alors que dans les pays pauvres elle est appréhendée comme un outil de libéralisation aux impacts négatifs pour la société.
             La fin des années 1990 est marquée par la stagnation économique africaine et la faible croissance sud-américaine ; le niveau de vie de la population faible, la transition économique douloureuse des pays satellites de l’ex-URSS[28] et la tourmente financière en Asie.
5.      Depuis 2000 : lutte contre la pauvreté, bonne gouvernance
             En 2000, le grand débat tourne autour du rôle de l’Etat et du marché. De ce fait, l’analyse des institutions devient une préoccupation majeure avec la qualité de l’environnement juridique via le respect de l’Etat de droit, des droits de propriété, stabilité des lois et règlements enfin la lutte contre la corruption. A cette époque, c’est le concept de « capital social »[29] c'est-à-dire le degré de confiance et de bonne entente qui règne entre les groupes et les individus au sein de la société, qui est mis en œuvre. Pour aller plus loin, dans les Conférences internationales apparaîtra le concept de « bonne gouvernance » qui suppose la transparence et le respect des droits de l’homme dans la gestion des affaires publiques ; mieux encore il s’agit de la démocratisation dans les sociétés du Tiers Monde. Avec l’adoption des OMD en 2000, l’A.P.D était utilisé dans les secteurs présentés par l’A.P.D. Enfin, au début du XXIe siècle, l’écologie est mise au devant pour l’octroi de l’A.P.D car l’on note un épuisement de ressources naturelles locales (sols, eau …) et le réchauffement climatique. En bref, depuis 2000, le paradigme de l’A.P.D a évolué incluant la bonne gouvernance, l’attente des OMD et le respect de l’environnement comme conditionnalité.



     II) CONDITIONNALITES ET FONCTIONNEMENT DE L’A.P.D
                               A) CONDITIONNALITES
             Le rapport « Assessing Aid : what works, what doesn’t and why »[30]ouvre la voie d’un effet de conditionnalité de l’aide : en fonction de certaines caractéristiques des pays receveurs, l’aide serait plus ou moins efficace. Les conditionnalités peuvent être imposées bilatéralement ou multilatéralement. Elles peuvent promouvoir des objectifs politiques ou économiques, ou encore encourager le développement durable. Ainsi, peut-on retrouver entre autres des conditionnalités économiques, écologiques, politiques etc.
                              1) Conditionnalités économiques[31]
             L’article « Aid, Policies and Growth »[32]de Craig BURNSIDE et David DOLLAR, publié en 2000, vient fonder les conclusions du rapport de la Banque Mondiale. En défendant que l’aide soit plus efficace dans les pays qui ont mis en œuvre une politique économique saine, les auteurs justifient un principe de sélection des pays receveurs en fonction de leurs performances économiques.
            Ainsi, au sein de la Banque Mondiale, le modèle d’allocution d’aide de l’Association Internationale de Développement, à accordé un poids de plus à la qualité des institutions et des politiques économiques des pays en développement. De même, l’USAID a annoncé en 2002 la création d’un fond spécial : le « Millenium Challenge Account »[33], auquel ne seraient éligibles que les pays ayant entre autres :
                         - De bonnes politiques économiques
                         - Des institutions économiques solides
             Néanmoins d’autres facteurs sont pris en compte pour l’octroie de l’aide : par exemple la vulnérabilité des pays à des chocs commerciaux externes (l’aide joue alors un rôle compensateur, d’assurance, par rapport à ces chocs et serait plus efficace dans les pays exposés à ces chocs.)
                                     2) Conditionnalités politiques[34]
    Comme conditionnalités politiques, l’Union Européenne par exemple évoque :
                          - La démocratisation des Etats bénéficiaires
                          - L’inefficacité des stratégies de développement
                          - L’essor des mouvements pro-droits humains
                          -L’élection du parlement par suffrage universel
             Le débat sur l’efficacité de l’aide internationale a eu des implications politiques importantes. Le problème qui se pose quant aux conditions d’octroie est celui de l’objectif à atteindre (réduction de la pauvreté, croissance, égalité des chances, etc.) .Or les opinions des pays donateurs divergent, tant sur les objectifs de l’allocation que sur les critères à poser pour allouer l’aide plus efficacement et plus équitablement. Cela n’est pourtant pas un mal en soi, car cette divergence assure une certaine diversité dans l’allocation de l’aide.
                                        3) Conditionnalités écologiques[35]
             La Banque Mondiale propose de faire du développement durable un principe de réorganisation de ses activités. Ainsi les conditions d’octroie de l’aide seront donc les suivantes :
                          - Développer les capacités et améliorer les pratiques d’évaluation environnementale
                          - L’internationalisation progressive des coûts environnementaux dans le cadre de l’appui aux reformes économiques
                         -La mise en place des partenaires publics ou privés efficaces
                          -Les actions spécifiques concernant l’environnement pourront être privilégiées
B- FUNCTIONING
             
                        Public Aid to Development (A.P.D) is given and allocated in different domains and having different forms to countries that are need of that. This A.P.D has different types, domains and forms. 
1)      THE TYPES OF A.P.D:
         The Public Aid for development has two main types which are bilateral and multilateral aid. This type of aid is given and has their procedures which shall be explain below:
a)      Bilateral Aids:
                     This type of aid is given by a country (donor) to another country (receiving). This aid is mostly characterized by the conditions and procedures that the receiving country must fulfill and follow before it receives the aids that can be in forms of donations be it material and financial. Most countries of the north give a lot of aids to most countries of the south that usually faced to accept the conditions of aids that are usually to their disadvantages to a long-term. Most counties such as those in Africa usually sign contract to acquire aids from rich countries that shall be used in the realization of big projects like most countries which want to attain the level of development at a precise date. Donor countries such as U.S.A(21,7 billion) , Germany(12,3 billion), France(9,9 billion), United Kingdom(9,9 billion), and Japan(7,7 billion) in 2007 to needy countries of the south. Most bilateral aids are of two forms which are donations and   loans. Most loans lend to poor countries are usually given at high interest rates which are usually difficult for countries to refund these donor countries. A typical example is that of Cameroon that receives these loans at interest rate from 0%-5%   runs from 18-50 years of maturity from 1981-2004. France has being one of the greatest donors of aid to Cameroon (15%) since 1981. Since 2011, that   new bilateral partners became the new prime donors such as Belgium that gave 32, 6 %( which is the first sponsor of this category), China (28, 9%) and Japan (19 %.). Cameroon accounts only 48% of bilateral aids of its total aids since 1981-2004.   
                 b)  Multilateral Aids:
              This type of aid is given by financial sponsors that give most especially aids to receiving countries at low interest rate. Most of these financial sponsors usually give these aids give a long time to be refund. They also have their own conditions before giving these aids such as in 1990,most African countries were ask to install democracy in their areas before they could be lend external loans from multilateral organizations such as the World Bank a d International Monetary Fund( I.M.F). Today, the prime condition for the receiving of aids is good governance. In 2011, International Development Association (I.D.A) gave 196, 9 billion of FCFA to Cameroon, the European Union (E.U) 32, 7 billion, International Development Bank (30, 2 billion). From the evaluation from 1981-2004, the multilateral aids for Cameroon was 52%. The loans given to poor countries are usually meant for big realization of projects that would enable them to attain the level of development (like is the case of Cameroon to be an emergent country in 2035).
    
2)      Les domaines  de l’aide : aide sectorielle et aide budgétaire :
                   Most countries demand aids that they would be use in different domains of the state. Big projects initiated by these countries are in need of huge sum of money to finance their projects. So since they lack these funds they are push to demand from external finance (A.P.D) to realize these huge projects that would lead them to developed countries. These aids when receive are place in different sectors of their nations.
               Sectorial aid (aide sectorielle) is this aid given to a particular sector of a receiving country. This aid allocated for a particular sector is usually given either by international non-governmental organization (I.N.G.O), foundations, or countries to resolve a particular problem such as the fight against the spread of a disease that has become a great epidemic in the world such as HIV-AIDS, the creation of pipe-borne water in rural areas (creation of many drillings to revive the water-sector) or the intensification some activities in the private sector. Like the aids allocate for the fight of HIV-AIDS in most affected countries by (O.N.U-SIDA) to reduce the rate of influence of this disease in the health sectors of these areas.
               Budgetary aid is this aid usually allocated in the budget of a country for the realization of a particular project or for big projects.  Most countries usually rely on external aids when they realize of being unable to have the means to finance the projects they think are important for their development. This AP.D is usually given in the form of loans most especially by multilateral institutions that allow them these loans at low interest rate and along time of maturity but make sure that these aids are properly used in the assigned projects.  From an evaluation from1981-2004, the multi-lateral aids are given in important sectors of this country and the budgetary aid was (32.3%).

                             3)     Les formes : financière, technique et politique :
                                          a)  Financial aid:
             Financial aid is one of the forms of aid to developing countries and or needy countries. Since 2000, the U.N.O has précised and centralized the objective of the A.P.D in its vision to attain the “O.M.D” [36](2000-2015). Henceforth, this A.P.D took its fullness especially through financial assistance. It is clearly noted that most rich countries allocate this financial aid from their national income and must give as from (0.7%) to developing countries. This financial aid is given through the transfer of financial flux for concrete and durable projects, essential infrastructures, must be against famine, for health, education, and in other domains[37]. Most bilateral and multi-lateral aids given to poor countries are usually meant for vital sectors of the countries and even more for the private sector.
             It is good to know that, this financial aid is mostly considered as a form of investments for rich countries and this permit them to open new markets in these areas to reduce the rate of  poverty  and to promote a sustainable development. This financial aid is first of all a commercial support to donors’ enterprises and countries which give this form of aid to developing countries[38]. This aid as said above help donors to create a sustainable market and good management of this aid for better realizations in receiving countries. The financial resource is usually about 100billions$/year since 1980, this financial aid (comprises of technical cooperation). The financial aid usually occupies a greater portion of aid and it is given according to the G.N.P of donors countries like that of countries of the “O.C.D.E[39]” (which assure the three-fourth of this aid). The amount of this aid was about 0.38% of member-state of the “O.C.D.E”.  This financial is repartition according to different continents in percentage (4.3% for Sub-Saharan Africa, 0.8% only for Asia ad 2.2% for other countries with low revenues).
   And also another form of financial aid is in the context of debts and its crises since the beginning of the 80’s which create a supplementary  motivation  for rich countries to supply external financial aid: one that will make the developing countries to come out from this excessive debts. The recent statistics in 2005, where the lightening of debts of Iraq and Nigeria decided in the Club of Paris was around 106.5 billion$.
                                                    b) Technical assistance:
              Concerning the technical assistance according to the statistics of “O.C.D.E” it represents in 1983, 21% of expenses of the total public aid to development by industrialized countries and 41% of their bilateral donations; in France their proportions are respectively of 39 and 72%. It covers at the same time administrations, public organisms and productive enterprises. This assistance is directly related to public powers and is not directly link to commercial relations because its address to public sector than private enterprises: when we see to certain technologies of high importance in prime domains like that of aerial transports, computerizing and also armament. More, this technical assistance is also a precious means to foster commercial dialogue especially when it’s applied to domains that a more than short-term, like that of the elaboration of politics.  More so, technical assistance as it’s known dwells massively in teachings, it constitute an evident means of maintaining the presence and cultural influence, determinant in the direction of long-term direction.         
             And at last, this technical assistance is of two conceptions; one is a simple assistance of substitution[40]: this assistance comes in to supply to the demand of insufficiency in technical skills of developing countries and thus this assistance is given at a low price compare to the market price (if not how could it be considered as an aid), experts, technicians, managers, civil servants and teachers of donor country comes in aid to developing countries that lack this technical skills. This is a cooperation of management, functioning but not for really a cooperation of development. The other conception, there is the preoccupation of development by the means of transfer of technology, technical know-how[41], so that the developing country can master progressively this technology which permit the receiving countries to reduce its resort to external technical assistance. An example its witness in 2007, where Cameroon received western experts and technicians who help some civil servants to acquire some required technical skills in some ministries known as “reinforcement de capacité” done by Canadian experts in some ministries like that of Commerce, Industry and Economy. More so the rehabilitation of the building popularly known as “immeuble de la mort” by the Chinese financed by the C.N.P.S.[42]
                                               c) Political relations:
           The A.P.D’s functioning   can be extended towards the domain of political relations. In this domain, the relationship between donor countries and receiving countries are preserved jealously. This is because of interests that bind these countries and thus this conditioned their attribution of aids to these needy countries. So countries that give a huge sum of money and a lot of donations to receiving countries give them because of the hidden interests behind the aids. Thus the receiving countries can be considered as client that must be preciously preserved for interests who must be protected this is known as “clientelisme politique”[43]. An example   is the potential aid that France gives to Nigeria because of its large market she possessed (for economic interests). Same is for U.S.A that gives aids to Israel because of political interests.
4-Cas exceptionel: assistance militaire
                     For military assistance this is a form of aid usually given by the United Nations peace-keeping forces in areas of conflicts. According to J. Galtung, he proposed that development could be effective if there is positive peace. Thus, military assistance is a form of aid since it preserved peace and also to educate the populations about the disastrous effects of war. Thus, the Unite Nations usually record this military assistance as a form of aid they gave to areas in conflicts or if in case a country gives a form of military assistance to other countries. Like what was the case in Chad where France send her troops to send out rebellion that wanted to commit a coup d’état in 2010.
   
                         III) LE DEVENIR DE L’A.P.D
        Il est à noter que l’A.P.D comme tout autre concept doit être évaluée et surtout mise en critique vue de son impact dans les pays receveurs et ceux des donateurs. Donc ici dans cette partie nous ferrons le bilan et les critiques de L’A.P.D.
               A) BILAN ET CRITIQUE DE L’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT
                               1) Bilan de l’Aide Publique au Développement
            Deux décennies après la mise en place des premiers programmes d’ajustement en Afrique, force est de constater que le système mis en place pour promouvoir le développement des pays pauvres est dans une impasse.   Car son impact est limité et a abouti à déresponsabiliser les Africains. Dans les pays où les efforts d’ajustement ont été satisfaisants, des progrès sensibles ont été réalisés au niveau de la stabilité macroéconomique et des réformes structurelles. La croissance économique est redevenue positive, la gestion des finances publiques s’est améliorée, l’inflation a été ramenée à des niveaux raisonnables et la libéralisation de l’économie est partout devenue réalité. Au niveau du secteur de la production, on note un relèvement des taux d’investissement, une augmentation de la contribution du secteur privé à l’épargne intérieure. Malgré ces avancées notables, de nombreux défis demeurent, en particulier la montée de la pauvreté et de l’endettement ainsi qu’une dépendance accrue vis-à-vis de l’aide extérieure. Même dans les pays cités en exemple comme le Ghana, l’Ouganda ou le Mozambique se retrouvent dans cette situation. Partout, l’agriculture a enregistré peu de progrès. En raison d’une base de production et d’exportation limitée à quelques produits de base vulnérables aux chocs exogènes et aux fluctuations des prix sur les marchés internationaux, la croissance économique reste faible et sensiblement inférieure au taux minimum de 7% nécessaire pour réduire de moitié la pauvreté extrême à l’horizon 2015.[44]
             En conséquence, l’Afrique enregistre les taux de chômage les plus élevés au monde. Contrairement aux autres régions, la pauvreté extrême s’y est aggravée au cours de ces dernières années. Faute de perspectives, la jeunesse africaine choisit de plus en plus la voie de l’exil. La plupart des pays africains sont devenus structurellement dépendants de l’aide et l’initiative P.P.T.E  sur la réduction de la dette est vouée à l’échec. Car en dehors de quelques matières premières, l’Afrique a peu de choses à vendre au reste du monde. La récente décision du G-8  d’annuler purement et simplement la dette des pays pauvres très endettés (P.P.T.E) ayant atteint le point d’achèvement illustre la crise profonde des politiques de développement et la nécessité de trouver de nouveaux paradigmes pour stimuler la croissance.
             Au niveau de la mobilisation de l’aide, l’engagement pris par les pays industrialisés à la fin des années 1960 de porter le montant de l’aide au développement à 0,7% du PNB devient un objectif de moins en moins réaliste. A ce jour, seuls cinq pays dont la plupart des pays d’Europe du Nord et le Luxembourg ont respecté cet engagement. La Banque Mondiale estime que pour réduire la pauvreté de moitié en Afrique d’ici 2015, il faudra mobiliser des ressources additionnelles de l’ordre de 50 milliards de dollars par an. Cependant, les engagements des bailleurs demeurent largement inférieurs aux besoins. D’une part, les transferts nets de la part des institutions financières internationales ont augmenté au sors de ces dernières années, en raison du rôle accru des dons dans la politique de prêt de la Banque Mondiale, et des initiatives relatives à la réduction de la dette.
             En 2003, le transfert net de ressources de la Banque Mondiale vers les pays africains à faibles revenus était positif d’environ 2,52 milliards de dollars. Sur la même période, les pays à revenus intermédiaires ont fait un transfert net de 319,5 millions de dollars de profit de la Banque Mondiale. Sur la même période, le solde entre les prêts du FMI et les remboursements des pays à faibles revenus et des pays intermédiaires a abouti à un transfert net au profit du FMI de l’ordre de 17,7 millions de dollars pour le premier groupe de pays et de 32,9 millions de dollars pour le deuxième. En ce qui concerne la Banque Africaine de Développement, elle a effectué un transfert net de ressources de l’ordre de 434,5 millions de dollars au profit des pays africains à faibles revenus et elle a reçu un transfert net de 32,7 millions de dollars de la part des pays africains  à revenus intermédiaires.
De son côté, Jean-Michel Severino, directeur sortant de l'Agence française de développement (AFD) et son collaborateur Olivier Ray tentent, dans un essai intitulé Le Temps de l'Afrique publié aux éditions Odile Jacob de modifier le regard de l'Europe vieillissante sur l'Afrique sub-saharienne.

                 Pour eux, l'Afrique subsaharienne que l'on a prétendue "mal partie" est en marche. On ne doit pas refuser de voir les signes de sa métamorphose car elle devient acteur de son destin sur la scène mondiale. Sans excès d'optimisme les auteurs font la part des espoirs fondés autant que des forces de frein.
Dans un livre précédent publié avec un autre collaborateur Jean Michel Debrat[45], « L'Aide au développement »t, publié aux éditions le Cavalier bleu, Severino s'élève contre les propos de Dambisa Moyo, estimant qu'un point d'équilibre est à trouver entre des discours trop «compassionnels» concernant l'APD, selon lesquels elle est seule capable d'engendrer le décollage économique et ceux qui la rejette dans sa forme actuelle.
         Jean-Michel Severino s'élève notamment contre les «idées reçues»: inefficacité de l'aide, responsabilités du FMI et de la Banque Mondiale dans la faillite des pays du Sud etc. Il se prononce comme la plupart des bailleurs de fonds sur une meilleure coordination pour améliorer l'efficacité de cette aide qui a connu des hauts et des bas: augmentation de l'APD depuis les années 1960, puis effondrement à la suite de la chute du Mur de Berlin, à la fin des années 80, pour repartir à la hausse au début du XXIe siècle. L'APD a connu une légère hausse de 0,7 % en 2009 pour totaliser 119,6 milliards de dollars. Ainsi malgré la crise, certains pays européens ont tenu leurs promesses : les apports nets d’APD bilatérale vers l’Afrique se sont montés à 27 milliards de dollars, soit une progression de 3% en termes réels par rapport à 2008. Et sur ce total, 24 milliards de dollars sont allés à l’Afrique subsaharienne, avec 5,1 % de plus qu’en 2008, note l'OCDE.
                                   2-   Cas Particulier : Au Cameroun :

             Le bilan des APD au cours de  l’année 2005 par exemple, a été marqué par de nombreuses rencontres internationales sur le problème de l’aide au développement[46]. Toutes ces réunions soulignent une prise de conscience renouvelée de la solidarité Nord et Sud en matière de développement. Cette préoccupation trouve son origine au sommet du millénaire  de septembre 2000 où les États membres des Nations-Unies ont pris l’engagement solennel de réduire la pauvreté de moitié dans le monde d’ici 2015. Au tiers de l’itinéraire il est normal que l’on jette un regard rétrospectif sur le chemin parcouru. 
Le Cameroun pour sa part, depuis des décennies reçoit l’aide publique au développement sous deux formes : les dons et les prêts. Pendant la période que nous avons choisi d’examiner, à savoir 1981 – 2004, les dons APD représentent 13,58% du total, le reste soit 86,42 % a été octroyé sous forme de prêts. S’agissant d’aides Publiques au Développement, les prêts sont en principe assortis de conditions privilégiées (taux d’intérêt faible, maturités et différés longs,  décaissements plus ou moins rapides, etc.) Sur le plan global, les cinq premiers secteurs visés par les APD sont : l’ajustement structurel, les BTP[47], les aides budgétaires, les transports terrestres et l’agriculture. L’énergie et la santé  viennent respectivement en 6ème  et 7ème  positions. Il convient de noter que si le secteur biodiversité ne bénéficie que de dons, le secteur des transports aériens n’a accès qu’à des prêts.

                          Les dons
                       Depuis 1981, les dons d’aide publique au développement (APD) reçu par le Cameroun affichent un trend quasi stagnant malgré une évolution contrastée,  comme le montre le diagramme ci-dessous. On note en particulier une augmentation à compter de l’année 1989 probablement due à l’entrée du Cameroun sous ajustement structurel avec les institutions de Brettons Wood suivi d’une baisse significative au milieu des années 1990. Cette baisse s’explique par l’échec des premiers programmes avec le FMI[48]. L’année 1999 est marquée par un apport substantiel d’APD par la communauté économique européenne qui reste la première pourvoyeuse dans ce domaine (39 % du total des dons APD pendant la période sous revue). Cette surchauffe est due en grande partie à la réussite du premier programme triennal (1997-1999) signé avec le Fonds et l’octroi par les bailleurs de fonds d’aides budgétaires destinées à financer l’ajustement structurel.


Par ailleurs, les dons d’aide publique au développement viennent pour 52% des créanciers multilatéraux et pour 48% des créanciers bilatéraux (voir diagramme ci- après). Nos principaux bailleurs sont par ordre décroissant du volume : la Communauté Économique Européenne (39%), le groupe de la Banque mondiale (16%), la France (15%), le Japon (10%), le Canada (4%), la RFA[49] (4%) et les Etats-Unis (3%). Ces financements présentent tous, une caractéristique : leur irrégularité pendant la période sous revue. Si globalement, le nombre de bailleurs a augmenté avec le temps, tous semblent observer des pauses de période en période. Certains interviennent même sporadiquement. Sur les 24 créanciers répertoriés, il y a un maximum de 9 intervenus au cours des années 1999, 2000 et 2002 ; un maximum de 8 au cours des années 1991, 1994 et 2004. En moyenne, il  y a4, 5 bailleurs de fonds par an pendant la période sous revue.
Les principaux domaines d’interventions sont : les aides budgétaires  (32%), l’agriculture (14%), les bâtiments et travaux publics (13%), la santé (8%), l’éducation et la formation (8%) et les transports terrestres (4%). 
Cette analyse des dons APD au Cameroun montre que les décaissements se passent généralement sans problème à quelques exceptions près.
Les prêts
Le comportement des prêts APD affiche un trend constant situé autour d’un volume moyen de 151 milliards de nos francs par an, malgré une évolution en dent de scie  tout le long de la période. On notera en particulier le record de 310 milliards atteints en 1988, année où le Cameroun entre sous-programme avec le FMI.  Mais c’est surtout aussi l’année de la construction de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen avec un apport substantiel de fonds en provenance de la RFA. Une seconde période faste se situe de 1994 à 1997, au cours de laquelle les concours moyens en APD se situent 236 milliards FCFA en raison probablement de la reprise des financements gelés auparavant par les bailleurs de fonds qui exigeaient la dévaluation du FCFA par rapport au franc français. De 1998 à 2004, ces concours vont connaître un trend fortement décroissant passant par un plancher de 19 milliards FCFA en 2003.
Par origine, on constate que les plus grands pourvoyeurs d’APD sont les créanciers Multilatéraux avec près de la moitié des concours. Les Créanciers bilatéraux et commerciaux se partagent inégalement le reste avec 44% et 7% respectivement.
Les pays les plus constants dans ces concours, dans le temps sont la France, et la RFA. En volume, parmi les bilatéraux, ces deux pays conservent les mêmes rangs, avec respectivement 27,95% et 8,42%. Ils sont  suivis par le Canada (2,06%) et  le Danemark (2,04%). Parmi les créanciers multilatéraux le groupe de la Banque Mondiale vient en tête avec 21,9%, suivi par le FMI (10,71%) et le groupe de la Banque africaine de Développement (8,63).
Répartition sectorielle, décaissements et conditions d’emprunts.
En matière de prêts APD, les 10 premiers secteurs visés sont : l’ajustement structurel  (20,22%), les aides budgétaires (10,71%), les transports terrestres (9,59%), les BTP (8,73%), l’agriculture (7,03%), l’énergie (5,59%), les allègements de dette (3,72%), l’assainissement de l’eau et des égouts (3,63%), les transports aériens (3,57%) et les télécommunications (3,01%). La santé vient en 11ème position (2,93%).
Les décaissements sur prêt APD n’ont connu que  très peu de problèmes par le passé. Mais depuis les années 1990, la multiplicité et le durcissement des conditionnalités ont significativement ralenti ceux-ci, aussi bien sur les dons que sur les prêts. 
Par définition, les Aides Publiques au Développement sont accordés à des conditions concessionnelles. Les APD au Cameroun n’échappent pas à cette règle. En effet, au Cameroun les taux d’intérêt sont généralement fixes et varient entre 0 et 5 %. Les maturités  quant à elle s’échelonnent de 18 à 50 ans avec  des différés compris entre 6 et 10 ans. En résumé, l’élément-don des APD varie entre 35 et 100%. 

Quelles réflexions et conclusions pouvons-nous tirées de ce descriptif du fonctionnement des APD au Cameroun ? La première question coule de source. Les APD ont-elles été porteuses de développement au Cameroun ? Aujourd’hui, l’industrie de l’aide fait face à des pressions de plus en plus fortes pour qu’elle trace un portrait réel de la situation. Voyons ce qu’il en est au Cameroun.
La comparaison du trend des APD et celui de l’évolution du taux de croissance réel du pays pendant la période sous revue semble indiquer que les deux phénomènes sont corrélés négativement, autrement dit les périodes où les APD connaissent une augmentation coïncident avec les périodes de dépression économique,  c’est-à-dire qu’au Cameroun d’importants apports en APD tendent à appauvrir le pays. Dans ce sens, les  pistes d’explications sont nombreuses. Nous en esquissons quelques-unes ci-dessous.
Sous les deux formes (dons/prêts), les aides budgétaires constituent le tiers des APD. Or, pendant une bonne partie de la période sous revue, il est connu que c’est le secteur agricole qui était le moteur de  la croissance. Or l’agriculture n’absorbe que 14% des dons et 7% des prêts APD. Cet exemple illustre s’il en faut, l’inadéquation entre l’endettement et le développement économique, dans la mesure où l’initiative de l’affectation des concours APD échappe pour l’essentiel aux pays bénéficiaires et ne s’inscrit donc pas forcément dans les priorités économiques de ce dernier.
Il peut également y avoir des distorsions inhérentes aux transferts eux-mêmes. Par exemple, l’aide liée, qui oblige le bénéficiaire d’un APD d’utiliser ce transfert pour acheter des marchandises dans le pays  donateur. De telle sorte que l’apport de capital étranger se traduit uniquement par une augmentation de la rémunération des investissements étrangers. C’est ce que les économistes appellent le paradoxe des transferts.
Il peut aussi exister des distorsions internes dans le pays bénéficiaire du transfert, liées par exemple à la politique économique. Par exemple, une mauvaise allocation des ressources peut générer des coûts irréversibles qui appauvrissent le pays au lieu d’augmenter le bien-être.
En conclusion, la politique d’absorption des APD n’a pas été jusqu’à présent à la hauteur des espoirs fondés sur elle. Il faut  donc repenser cette politique en construisant des bases plus solides, assises sur un sérieux effort de recherche sur la question de développement, la prise en charge des défis qui nous interpellent à savoir, une croissance durable et les objectifs du millénaire.

                      In 2006, Cameroon attains the point of achievement of H.I.P.C this granted a reduction of certain debts which were of L’IADM[50], multilateral creditors and the C2D[51] of France. The total reductions of these debts were 3,380 billion of FCFA.
                    So from 2006-2011, the C2D allowed 705 billion of FCFA to Cameroon which is still carry out by France. And this aid given also has the following conditions in which good governance is one of them and its one of the vital one to be allocated to Cameroon by France.
          

                2°) Critique de l’Aide Publique au Développement
            Les pays occidentaux projettent souvent leurs propres besoins et des solutions sur des autres sociétés et cultures. En réponse, l’aide occidentale, dans certains cas est devenu plus « endogène », ce qui signifie que les besoins ainsi que des solutions élaborées en conformité avec les cultures locales. Par exemple, parfois des projets sont mis en place qui souhaite faire plusieurs ethniques groupes de coopérer. Bien que ce soit un objectif noble, la plupart de ces projets échouent à cause de cette intention. Il a également fait valoir que l’aide basée sur don direct crée une dépendance et la corruption, et a un effet négatif sur la production locale. En conséquence, un changement a eu lieu vers l’aide basé sur l’activation des ressources locales et des mesures de stimulation telles que le microcrédit. L’aide a également été inefficace dans les pays bénéficiaires jeunes dans lequel les tensions ethniques sont fortes. Les conflits ethniques ont parfois empêché la livraison efficace de l’aide. Dans plusieurs cas, des prêts qui ont été considérés comme irrécupérables, ont été radiés par les pays donateurs, qui ont ensuite réservé à cet hôtel l’aide au développement.
            Les pays riches ont mis autant de condition sur l’aide. Dans l’exemple de l’aide liée, les pays donateurs exigent souvent le destinataire pour acheter des biens et services provenant du donneur, même si ceux –ci sont moins chers ailleurs. D’autres conditions prennent l’ouverture du pays aux investissements étrangers, même si elle pourrait ne pas être prête à le faire. Les gouvernements occidentaux ont passé des commandes avec des sociétés occidentales comme une forme de les subventionner, et plus tard expédier ces marchandises vers les pays pauvres qui, souvent n’avaient pas besoin d’eux. Un autre problème est la manière sur la façon dont les projets de développement sont parfois construits et comment ils sont entretenus par la population locale. Souvent, ces projets sont réalisés avec une technologie qui est difficile à comprendre, entraînant une défaillance inévitable au fil du temps.      
               Dans un livre intitulé « L'Aide fatale » publié aux éditions Lattès et qui a fait beaucoup de bruit, la Zambienne Dambisa Moyo se demande pourquoi la majorité des pays subsahariens se débattent-ils dans un cycle sans fin de corruption, de maladies, de pauvreté et de dépendance malgré le fait qu'ils ont reçu plus de 300 milliards de dollars depuis 1970. Sa réponse est que les Africains sont pauvres précisément à cause de cette assistance.
Entre 1970 et 1998, quand le flux d'aide était à son maximum, le taux de pauvreté en Afrique s'est accru de façon stupéfiante : il est passé de 11% à 66%.
Pour Dambisa Moyo[52], les prêts à des conditions très favorables et les subventions (pour les secours d'urgence) ont des effets comparables à la possession de ressources naturelles précieuses: ils encouragent la corruption et sont source de conflits tout en décourageant la libre entreprise.
La Zambienne qui a travaillé pour la Banque mondiale avant de rejoindre la banque américaine Goldman Sachs dont les pratiques sont sur la sellette aux Etats-Unis, propose quatre sources de financement «exempts des effets nuisibles». Utiliser des marchés internationaux d'obligations en tirant parti des rendements décroissants, encourager la politique chinoise d'investissement dans les infrastructures, se battre contre l'Europe et les Etats-Unis pour développer les exportations des produits alimentaires et les matières premières et enfin encourager les intermédiaires financiers et la micro finance.
                 Serge Michailof[53], ancien de la Banque mondiale et de l'Agence française de développement (AFD) et actuellement enseignant à Sciences Po à Paris, et Alexis Bonnel qui a suivi le même parcours, dans un ouvrage publié chez Fayard, «Notre maison brûle au Sud, que peut faire l'aide au développement ?» décrivent les chocs qui, au cours des prochaines décennies, vont frapper d’abord le Sud puis, par ricochet, les pays riches. Pour eux, un des rares outils disponibles pour permettre de construire des États viables dans les régions en crise, autant que pour rendre enfin attractif le développement durable, c'est une aide publique au développement entièrement repensée.

                                    


                                        CONCLUSION:

               So view to the detailed work above, we can make the assessment that the A.P.D been the theme of this work has been a hot cake for most economic debates especially in the South for a long time.  It is clearly seen that the evaluation of the A.P.D has been more of harm than good to the receiving countries. And that the initiative of this aid although conceive from a good idea has been manipulated by rich countries for their selfish interests and camouflage behind this cloth of aid. The sub-Saharan Africa as being the greatest receiver of this aid has been evaluated and the results proved that she has further deepened herself in the pit of poverty. In the book of Dambisa Moyo entitled L’Aide fatale” published by lattes edition, she made this remark that most countries of the Sub-Saharan of Africa are very poor although the A.P.D they receive about 300 billion$ since 1970. So from 1970-98, the rate of poverty in Africa has increased from 11%-66%. Other writers such as Serge Michiallof and Alexis Bonnel   published a work entitled “Notre maison brule au Sud, que peut faire L’Aide au developpement?  So  this is why we presented the alternatives above that could be use to replace this aid or more to rethink this aid which from the beginning came out from a good initiative for poor countries after the speech of Truman and the application of Marshall plan. The great remark is that there are a lot of questions about this A.P.D, one of them it’s that: why was the Marshall plan a success in Europe and Asia but was a calamity in Africa? Why is that most of the public companies Africa have been privatized whereas they were the fruit of this aid? The second question draws our attention to one handicap of receiving countries that suffer from mismanagement, embezzlement of this aid by their leaders. The presence of N.G.Os that are most of the times accused of deviating external aids for their private interests but show their ambition of eradicating poverty in poor countries. So the problem of under-development in Africa is because of the irresponsibility of African leaders to manage the aids properly that would promote development. Moreover these countries of the north that faced an economic crisis especially what is witness in Europe about certain countries such as Greece, Spain, and Portugal refuse to take aids from China in order to prevent dependence of the Chinese’s aids. And in case of this aid which they want to receive this aids by presenting their own conditions which are sometimes opposed to the giving countries. So to end up this intellectual stuff, it was first assured that this aid could help poor countries not to seek for aid again in future. Thus, this thesis is the contrary and reversible. So to remedy to this, we must create a new philosophy of aid through the utilitarian borrowing or loans and that poor countries must defined the conditions and domains in which these aids must be given for prompt and sustainable development. So from this, it should be noted that the existence of this A.P.D comes in to reinforce the objectives fixed by the United Nations where she mentioned (8) eight objectives. These objectives are known as the Millennium Development Goals (M.D.Gs) and they were conceived in 2000 and were given a life span of 15 years for their realizations. So how far have these A.P.Ds been a catalyst and energizer for the foster and realization of these objectives?  
                              
                                                                 BIBLIOGRAPHY:

Ø  NYAMBAL, Eugene, « les voies de la prospérité-dix clés pour sortir de la pauvreté »2e édition, Paris, l’Harmattan, 2005pp
Ø  COMELIAU, « Christian, mythes et espoirs du tiers-mondisme », l’Harmattan, Paris, 1986
Ø  CHARNOZ, Olivier, « Aide Publique au Developpement », la découverte, Paris , 2007

Ø  Dambisa Moyo , « l’Aide fatale », lattes,

Ø  Michiallof, Serge, Notre maison brule au Sud, que peut faire L’Aide au developpement ?,Fayard,
Ø    Debrat Jean Michel, « L'Aide au développement », le Cavalier bleu, 2003, pp 406  

Ø  Interview, TAGOU Célestin, in un tour dans le monde 2011.

Ø  EBOKLENE, Bruno (Directeur des Opération de la dette a la caisse Autonome d’Amortissement du Cameroun a publie un article)« Le Cameroun et les Aides Publiques au Developpement »1982-2004,
Ø  www.world bank.org






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[1] Organisation de Coopération et de Développement Economique
[2] SMOUTH et Al, Dictionnaire des Relations internationales DALLOZ 2e ed.p122
[3] Ibid. pp 8
[4] TAGOU, Celestin interview 2011
[5] This school’s idea was considered as a doctrine and an official discourse 
[6] According to the lecturer of strategies of Development (Jr. Prof. Celestin Tagou) affirm in one of his interviews that this school proposed the inference of institutions in economy due to the economic depression 1929.
[7]  This theory was conceived by Rostow to give the different stages of development for under-developed to become developed in  the mid 1900’s
[8] Pres. of America made a speech in which the 4th point made it famous and the base of A.P.D
[9] A.P.D: Aide Public au developpement /Public Aid for Development
[10]  Take-off Stage is the third stage of Rostow, which a state is prepared to reach the stage of development after passing the two previous stages of traditional society and pre-conditions of take-off which are the ranks of developing states.
[11] Cut –off from the word’s system for a short time
[12] It’s a set of thinking and elements that is generally accepted and recognized by scholars and people during a particular time 
[13] Ibid, pp. 37
[14] Ibid, pp.37
[15] Ibid, pp. 38
[16] Ibid, pp. 38 et 39
[17] Ibid, pp. 39
[18] Pr. AMOUGUI Tite, « Cours action et institutions de la Coopération internationale », 2011-2012.
[19] Programme créé au sein de la banque mondiale pour reconstruire l Europe détruite après la deuxième guerre mondiale
[20] CHARNOZ, Olivier, Aide publique au développement, p.7-3.
[21] Ibid. p. 73.
[22] Ibid. p. 74.
[23] Ibid. p. 75.
[24] Ibid. p.76.
[25] « Du commerce pas d’aide » d’après Olivier CHARNOZ
[26] Au cours des années 1970, les (PED) tentent de rééquilibrer à leur profit un système biaisé par le nord
[27] Ibid. pp.78.
[28] Union des Républiques socialistes soviétiques, nom donne aux  pays de la Communauté des Etats Indépendants
[29] CHARNOZ, olivier, Aide publique au développement, éditions La Découverte, Paris, 2007. pp.82.
[30] Rapport d’évaluation de la Banque Mondiale publié en 1988
[31] COGNEAU, Denis et LAMBERT, Sylvie, Encyclopedia Universalis 2001
[32] BURNSIDE, Craig et DOLLAR, David, article publié en 2000 dans  American Economic Review
[33] Compte spécial crée par l’organisme américain de l’aide au développement, favorisant les pays ayant une bonne politique économique
[34] BARRAN CALVO Ana Isabel article intitulé Conditionnalités de l’Aide Publique au Développement : analyse comparative à trois échelons de gouvernance (Lleida, Catalogne, Espagne) publié dans le magasine « Master of Science »n° 54 parut en 2003
[35] Ibid.
[36] O.M.D: Objective du Millénaire pour le Développement
[37] It derives from the net www. Aide publique au developpement .com.
[38] COMELIAU, Christian, mythes et espoirs du tiers-mondisme, Harmattan, Paris, 1986  
[39] O.C.D.E : Organisation de Coopération et de Developpement Economiques
[40] Ibid. p. 106
[41] Ibid. p. 106
[42] C.N.P.S: Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. (Cameroun)                                                           
[43] This a form of politics in which interests are preserved by donor countries by giving aids to these receiving countries( clients.)
[44] NYAMBAL, Eugene, les voies de la prospérité- Dix clés pour sortir de la pauvreté », 2e édition, Titre2, Paris, l’Harmattan, 2005, p 152)  

[46]Le sommet du G8 en Juillet, IDA14, La conférence de Paris sur l’efficacité de l’aide, etc.
[47]Bâtiments et Travaux publiques
[48]Fonds Monétaire International
[49]République fédérale d’Allemagne
[50] IADM : Initiative de l’annulation de la dette multilatérale
[51] C2D : le Contrat de désendettement et de developpement
[52] Dambisa Moyo, « l’Aide fatale »lattes, 2004
[53] Michiallof Serge, Notre maison brûle au Sud, que peut faire l'aide au développement ?» Fayard, 2005.

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