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LE CONFLIT AU CAMBODGE

INTRODUCTION

Le concept géopolitique d’origine Européenne, a été inventé par le suédois KJELLEN au XIXe siècle est d’origine Européenne. Serge Sur l’a définie comme la géographie considérée du point de vue de l’Etat. « Loin d’être une simple théorie, la géopolitique a été utilisée comme base de définition ou de justification d’objectifs étatiques (…), elle nourrit souvent un discours stratégique »[1]. Ceci explique l’origine des conflits entre les différents Etats du monde avec pour seule finalité l’instauration d’une hégémonie des Etats les plus puissants sur ceux les moins forts. C’est donc avec raison que Philippe MOREAU DEFARGES déclare que « Le jeu de la puissance ne cessera que le jour où l’Homme disparaîtra de la terre »[2] . Le conflit au Cambodge est un conflit armé ayant opposé, entre décembre 1978 et janvier 1979, le Viet Nam au Kampuchéa Démocratique, le régime politique installé au Cambodge par les Khmers rouges. Résultat de plusieurs années de tensions entre les partis communistes cambodgien et vietnamien, précédemment alliés, cette guerre aboutit à chasser les Khmers rouges du pouvoir et à installer au Cambodge le régime provietnamien de la République Populaire du Kampuchéa. Elle entraîne également, dans les mois qui suivent, la guerre sino-vietnamienne et est suivie d'une guerre civile qui dure, au Cambodge, jusque dans les années 1990.Il sera donc question dans ce devoir de comprendre la genèse de ce conflit, les raisons pour lesquelles il a eu lieu, les principaux acteurs(I), les enjeux et le déroulement du conflit (II) et son impact (III).

I. La situation du Cambodge avant le conflit

Le Cambodge ou encore Royaume du Cambodge ou « pays des Khmers » est un pays d’Asie du Sud-est, peuplé d’environs 15millions de cambodgiens, dont la capitale es « Phnom Penh ». Le Cambodge est un Etat successeur de l’Empire Khmer hindouiste et bouddhiste qui a régné sur toute la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècle. Il a des frontières communes avec la Thaïlande à l’Ouest et au Nord-Ouest, le Laos au Nord-est et avec le Viêt Nam à l’Est et au sud-est. Le Cambodge est un ancien protectorat français qui est intégré à l’Indochine française, il obtient son indépendance le 9 novembre 1953 à la fin de la guerre d’Indochine.

A-Présentation du Cambodge avant le conflit

Le Cambodge est un ancien protectorat français intégré à l’Indochine française. Il est sous protectorat français à partir de 1863. Il est intégré en 1887 à la suite de la création de l’Indochine française. Le Cambodge est situé en Asie du Sud-est, entre la Thaïlande, à l’ouest et au nord-ouest, le Laos au nord, et le Vietnam à l’est et au sud-est désigne la partie de l’Asie qu’on a déjà appelée Indochine et qui est situé au sud de la Chine et à l’est de l’Inde. La Chine et l4ind ont d’ailleurs exercés des influences sur le Cambodge. Situé un peu au-dessus de l’équateur, le Cambodge a un climat tropical rythmé par les vents de mousson. Près de 80 % des précipitations annuelles tombent pendant la saison des pluies. Les températures varient. Le Cambodge est entouré de montagnes. La chaîne du Dang Raek forme une frontière naturelle avec la Thaïlande au nord, et des chaînes plus courtes se dressent près du Laos et du Vietnam. Au sud-ouest s’élèvent les chaînes des Cardamomes (Kravanh) et de l’Éléphant (Domray).

1- La situation politique du Cambodge avant le conflit

Le Cambodge, protectorat français est un régime politique qui est mis en vigueur à partir de 1863 quand la France établit sa protection sur le royaume. Il est intégré en 1887 à l’Indochine française lors de la création de cette dernière, il accède au statut d’Etat associé de l’Union française en 1946. Le protectorat aboli en 1949 ne change pas la situation du Cambodge qui reste toujours sous influence française au sein de la fédération indochinoise. La France impose une réduction de son train de vie et des réformes structurelles à la monarchie cambodgienne la trouvant trop dispendieuse incluant ainsi l’abolition de l’esclavage. Après une administration indirecte de vingt ans, les autorités du protectorat veulent rationalise le système d’exploitation et l’étendre u pays tout entier. Le gouverneur de Cochinchine Charles Thomson impose au roi de Phnom Penh le 17 juin 1884 la signature d’une convention qui renforce le protectorat en donnant la gestion des affaires intérieures aux français[3]. En 1896, un accord entre la France et le Royaume-Uni sur les sphères d'influence au Siam permet au Cambodge de récupérer la province d’Angkor. En octobre 1887, la France proclame l’Union indochinoise, fédération comprenant le Cambodge et les trois régions constitutives du Viet Nam actuel, les protectorats du Tonkin et de l'Annam, et la colonie de Cochinchine. Le Protectorat du Laos est ajouté à l’union après avoir été libéré de la suzeraineté du Siam en 1893. Les résidents ou gouverneurs locaux sont postés dans tous les centres principaux des provinces. La France entame une politique de grands travaux au Cambodge, creusant des canaux et construisant des quais pour la navigation. Malgré ces efforts et ce contrôle politique renforcé, les Français doivent gérer un protectorat à l'économie stagnante, qui ne connaît qu'un développement médiocre.

Les Français améliorent la collecte des taxes, mais font peu de choses pour changer les structures sociales, demeurées centrées sur le village. Malgré les nombreuses insuffisances structurelles de l'administration et de l'économie du pays, qui demeure déficitaire et en partie soutenue par celle de la Cochinchine voisine, la France parvient à apporter une relative richesse au protectorat, par les importations des cultures de l’Hévéa, et du coton[4]. Les taxes par tête sont, au Cambodge, les plus élevées d'Indochine, entraînant des protestations en 1916 une pétition étant apportée au roi pour protester contre cet état de fait. Pour les paysans pauvres le service de la corvée peut se substituer au paiement de l'impôt, les obligeant à participer jusqu’à trois mois par an à des travaux publics.

Bien que la vie politique au Cambodge français demeure tranquille, les années 1930 voient se développer l'activité d'intellectuels formés à l'occidentale qui, souvent issus de l'ethnie Khmer Krom, minorité Khmère de Cochinchine, avaient pu subir l'influence des mouvements indépendantistes vietnamiens. Si la situation du Cambodge à la fin de la Seconde Guerre mondiale est loin d'être aussi tendue que celle du Viêt Nam, la France a pris en compte la nécessité de faire évoluer le statut du pays. La France autorise la création de partis politiques, et d'une assemblée consultative.[5]Le 7 janvier 1946, un modus vivendi est signé avec Sihanouk, définissant un nouveau statut du royaume, selon le principe de l'autonomie interne. Le pays demeure cependant une composante de l'Union indochinoise; cependant, le modus vivendi rompt avec certaines pratiques du passé, en remplaçant les résidents français par des fonctionnaires khmers, eux-mêmes doublés de conseillers français. Sihanouk et les Français s'accordent pour mettre en place un régime représentatif, et faire du Cambodge une monarchie constitutionnelle : le pays voit se développer une véritable vie politique, qui constitue la principale nouveauté du nouveau statut d'État associé à l'Union française. En septembre 1946, le Cambodge élit une Assemblée nationale au suffrage universel direct.

2- La situation economique du Cambodge avant le conflit.

L'économie du of the Khmer Rouge should not be Cambodia is largely vested Cambodge était principalement basée sur the agricultural sector, in particular the rice industry and rubber plantationle secteur agricole, en particulier l'industrie du riz et des plantations de caoutchouc. The La culture du riz au Cambodge avait atteint son apogée. C’est donc ce riz qui ravitaillait toutes les forces du Nord vietnamien et celles du Front de libération nationale. L’industrierice sector in the rural parts of Cambodia constituted a source of much contenti du riz dans les régions rurales a était une source de discorde, especially for the military.principalement chez principalement chez les militaires. Cambodian rice was needed to feed the forces of Nort

By 1970, Cambodia was suffering from a disproportionate balance of trade problem Toutefois, le Cambodge en 1970 avait connu des problèmes commerciaux due to the trade blockage caused by the civil war and trade restrictions causeddû au blocage des échanges provoqués par la guerre civile et les restrictions commerciales causées by roadblockspar des barrages routiers. As 1970 drew to a close, all trade between the country's rubber Et par ailleurs le développement de la culture du caoutchouc et sa commercialisation ont vu leur déclin, leur chute brutale à cause de la guerre, ce qui a conduit ce pays à dépendre de l'aide américaine.In February 1970, a major shift in the financial sector ensued as a result of the L’introduction de la nouvelle monnaie a apporté un bouleversement dans le secteur financier avec le niveau de vie qui était devenu difficile, insupportable. La population vivait dans des conditions misérables à cause de ce changement During the Civil War, and especially in 1972, there were major food riots thaPendant la guerre civile, et surtout en 1972, il y avait des émeutes de la faim (alimentaires). Et malgré la privatisation innovée, la situation est restée inchangée. Les investisseurs et, opérateurs économiques ont fait fausse à cause de l’insécurité qui régnait dans le pays.

B. Acteurs du conflit

1. Acteurs directs

When examining the civil war conflict parties on the individual level, three noteworthy La guerre civile avait opposé les forces du Parti communiste du Kampuchéa (connu sous le nom Khmers rouges ) et leurs alliés de la République démocratique du Vietnam et le Viêt-Cong contre les forces loyalistes, gouvernementales du Cambodge qui avaient le soutien des Etats-Unis et la République du Vietnam (Sud Vietnam).

Et par ailleurs, elle opposait trois remarquablesactors necessitate specific consideration. acteurs à savoir lesNorodom Sihanouk (left), Lon Nol (centre), Pol Pot (right) Norodom Sihanouk (à gauche), Lon Nol (au centre) et Pol Pot (à droite).Prince Norodom Sihanouk lies at the centre of the civil war. Le prince Norodom Sihanouk est au centre de la guerre civile. Sihanouk, who was

Le général Lon Nol peut être considérée comme l'un des acteurs clés de la guerre civile au Cambodge. For itSon désaccord avec les Etas Unis et son alliance avec le Front National de Libération du Sud Vietnam ont largement ravivé l’environnement conflictuel.His long-standing irritation with the communist Vietnamese was well-known and

Saloth Sar (Pol Pot) apparaît comme un autre acteur clé au conflit. After studying in Paris between 1949 and 1953, Pol Après des études à Paris entre 1949 et 1953, PolPot returned to Cambodia to work as a teacher. Pot retournée au Cambodge pour travailler comme enseignant mais se retrouve Pol Pot became leader of the chef des KhmersRouge where he began a campaign of brutality and violence that would result in the Rouge où il a commencé une campagne de brutalité et de violence qui aboutirait audeaths of 2 million people 11 décès de 2 millions de personnes. Il commence par rebaptiser le mouvement Communiste Cambodgien en Partie Communiste du Kampuchéa, se détachant ainsi progressivement du mouvement Communiste Nord Vietnamien et se rapprochant plutôt de la République Populaire de Chine. Il a été un admirateur du Maoïsme et donc un adepte du Communisme. Il a été soutenu par la Chine, qui prônait l’expansion de son Communisme, et aussi par le Vietnam du Nord[6] qui était aussi Communiste. Pol Pot a alors pu passer à plus de 700 ,000hommes dans son armée de Khmers rouges en 1975.

Le Vietnam a aussi joué un très grand rôle dans ce conflit. En vue de voir son hégémonie s’étendre au Laos, au Cambodge et dans d’autres pays voisins après la fin de la Guerre du Vietnam .Aussi, en impliquant l’URSS dans le conflit, il incite la Chine à se mêlé à la danse du à la longue conflictualité entre l’URSS et la Chine. Alors, le Vietnam, menacé par la Chine à sa frontière Ouest importe des armes soviétiques, signant avec le gouvernement de Moscou un « traité de paix et de coopération » et rejoignant le Comecon en juin. Ceci leur donne une plus grande force de frappe sur le Cambodge et participe à la mort de plus de 600.000 Cambodgien.

2. Acteurs indirects

La lutte a été exacerbée par l'influence et les actions des alliés des deux parties belligérantes. Armée populaire du Vietnam (Armée nord-vietnamienne) La participation a été conçue pour protéger ses superficies de base et des sanctuaires dans l'est du Cambodge, sans laquelle la poursuite de son effort militaire en le Sud-Vietnam aurait été plus difficile.

The US was motivated by the need to buy time for its withdrawal from Southeast Asia and to protect its ally, the South Vietnamese regime. Les Etats-Unis ont été motivés par le besoin d'acheter du temps pour son retrait du Sud-est asiatique et de protéger son allié, le régime sud-vietnamien. American and both South and North Vietnamese forces directly participated (at one time or another) in the fighting. Américains et les deux forces Sud et Nord-Vietnamiens forces directement participé (à un moment ou un autre) dans les combats. The central government was mainly assisted by the application of massive US aerial bombing campaigns and direct material and financial aid. Le gouvernement central a été principalement secondé par l'application des campagnes américaines massifs bombardements aériens et matériels directs et l'aide financière. Les Etats Unis apportent aussi un soutien à la Chine por qu’elle puisse contrée l’URSS[7].

La Chine en tant que acteur indirecte du conflit a soutenu le Cambodge Démocratique en ravitaillant Pol pot et ses troupes en armement et aussi financièrement. De plus, soucieux de voir le Communisme Chinois s’installer au Cambodge, ils sont allé jusqu’à attaquer le Vietnam après la défaite des Khmers rouges par ce dernier.

L’URSS aussi a eu à jouer un rôle à ne pas négliger car, elle a soutenu le Vietnam contre le Cambodge et la Chine et l’a aidé à gagner la guerre Sino-vietnamienne survenue après la défaite des Khmers s rouges.

II. His communist ideas were based on the assocPRESENTATION DU CONFLIT.

A .ENJEUX DU CONFLIT

1. Enjeux politiques et Géostratégiques

Le conflit entre communistes cambodgiens et vietnamiens est d'ordre à la fois politique et territorial : les Khmers rouges s'opposent à la volonté hégémonique des Vietnamiens sur les pays de la région, et visent à récupérer le territoire du Kampuchéa Krom, que la plupart des khmers considèrent comme le berceau de leur peuple.

Un autre enjeu politique existant est le fait de la rivalité grandissante entre l’URSS et la Chine qui s’étend jusqu’en Asie du Sud-est par le billet du soutien que ces pays offrent au Vietnam et au Cambodge respectivement. Et encore, les Etats Unis qui se mêlent à la danse en soutenant la Chine contre l’URSS avec qui ils sont en pleine Guerre Froide. Le but des deux partis est donc d’endiguer l’expansion politique de l’autre.

Un enjeu géostratégique existant ici était le désir qu’avait la Chine de pouvoir continuer à menacer le Vietnam à partir de sa frontière Sud-Ouest mais aussi à partir du Cambodge pour pouvoir contenir l’expansion de son hégémonie. Aider le Cambodge, dès lors, n’était qu’un moyen de parvenir à cette fin.

2. Enjeux Sociales et Economiques

L’intention première des Khmers rouges était une purification de la population par l’élimination de tout étranger se trouvant dans le pays et contribuant à la destruction des mœurs des Cambodgien. Alors, malgré les amabilités apparentes en vers le Vietnamiens, les Khmers se lancèrent dans une campagne de purges de tous Vietnamiens de souches se trouvant encore en territoire Cambodgien.

Comme enjeux économique, la politique économique de Pol pot visait à ‘purifier’ la population de toutes ‘souillures’ impérialistes, capitalistes, coloniales et féodales. Pour se faire, il fallait évincer de la population toute traces de présence étrangères pour que les Cambodgien puissent s‘atteler à se construire eux même par le billet de l’agriculture et surtout la riziculture. En d’autres termes, une société Communiste auto-suffisante. Cela était censé aider le pays à avoir de l’argent pour acheter des armes et de la nourriture, et ainsi être moins dépendant de l’extérieure. Pour se faire, il fallait empêcher l’expansion de l’hégémonie Vietnamienne au Cambodge.

Un autre économique est la récupération de la Région de Pailin. . En effet, cette province renferme des gisements de "rubis du Siam" et de grenats qui leur permettent de tirer des revenus substantiels pour leurs opérations d'achats d'armes et de nourriture. En effet, les trafiquants thaïlandais ou birmans, qui se précipitent dans la région, doivent payer 500 à 1000 bahts par mineur pour que ceux-ci puissent s'introduire pendant une semaine dans la zone minière. Il y a, chaque jour, 200 à 300 vendeurs qui viennent s'approvisionner en rubis, ce qui rapporte plusieurs millions de dollars aux Khmers rouges et devrait leur permettre de se passer partiellement de l'aide chinoise. Ceci allait une fois de plus participer à l’auto suffisance du pays.

B.DEROULEMENT DU CONFLIT

Dans le courant de l'année 1978, la tension entre le Cambodge et le Viêt Nam atteint son maximum : le gouvernement des Khmers rouges, qui multiplie par ailleurs les purges en son sein, se livre à des persécutions raciales contre les Vietnamiens restés au Cambodge, qui sont massacrés en tant que tels. De leur côté, les Vietnamiens se préparent méthodiquement au combat, et s'appuient désormais ouvertement sur l'URSS, important des armes soviétiques, signant avec le gouvernement de Moscou un « traité de paix et de coopération » et rejoignant le Comecon en juin. Par le traité avec l'URSS, le Viêt Nam adresse un clair avertissement à la Chine en vue de la dissuader d'aider militairement les Khmers rouges sous peine de représailles soviétiques. Le Viêt Nam prend également en charge les cadres Khmers rouges réfugiés sur son territoire pour échapper aux purges ; Lê Đức Thọ a pour tâche de les encadrer et de les préparer à prendre le pouvoir au Cambodge. Le 2 décembre 1978, soixante-dix cadres et officiers Khmers rouges dissidents fondent le Front uni de salut national du Kampuchéa (FUNSK), dont Heng Samrin prend la direction.

Le 21 décembre 1978, le ministre de la défense vietnamien Võ Nguyên Giáp préconise le recours à « des forces écrasantes pour anéantir l’ennemi ». Le chef d'État-major de l'Armée populaire vietnamienne, le général Văn Tiến Dũng, prévoit d'employer la stratégie dite du « lotus en fleur », soit « une frappe surprise au centre, l'anéantissement du commandement ennemi qui s'y trouve, puis un déploiement pour détruire les avant-postes du périmètre »11. L'invasion commence le 25 décembre : après une importante préparation d'artillerie et des bombardements massifs effectués par l'armée de l'air vietnamienne, 170 000 soldats vietnamiens « volontaires » déferlent sur le Cambodge12. Les colonnes vietnamiennes partent de Buôn Ma Thuột et du Laos, et se dirigent en direction des provinces de Kratie et Stoeng Treng; l'offensive est conçue sur le modèle de l'attaque Viêt Cong en territoire cambodgien qui avait suivi le coup d'État de Lon Nol en 1970, mais se déroule de manière beaucoup plus rapide : Kratie tombe le 30 décembre et Stoeng Treng quatre jours plus tard, laissant le nord-est du Cambodge sous le contrôle des Vietnamiens. Cette première attaque n'est cependant qu'une diversion, et le 1er janvier, le gros des troupes vietnamiennes réalise une attaque qui perce les lignes de défense khmères rouges et emprunte les routes nationales 1et7 pour marcher sur Phnom Penh.

Sur la nationale 7, à Kampong Cham, les troupes du ministre cambodgien de la défense Son Sen parviennent à retarder l'avance des Vietnamiens durant environ 48 heures, mais le quartier-général de Son Sen est ensuite pris d'assaut et lui-même manque de peu d'être fait prisonnier. Les troupes de Ta Mok opposent elles aussi une résistance farouche à Neak Luong et sur la route reliant Kompong Som à Phnom Penh. Mais la stratégie du Kampuchéa démocratique, mise au point par Son Sen, a le défaut d'immobiliser la moitié des troupes khmères rouges sur des positions avancées et fixes, au lieu d'adopter une tactique de guérilla mobile. Les troupes cambodgiennes offrent donc une cible idéale aux Vietnamiens, qui démantèlent en moins d'une semaine le bouclier défensif khmer rouge. Des unités entières de l'armée khmère rouge passent à l'ennemi, et des soulèvements armés et dispersés se produisent dans le nord du pays, parmi les civils mais également parmi les soldats. Des cadres et des soldats khmers rouges sont lynchés, d'autres prennent la fuite pour échapper à la vindicte populaire.

Alors que le pays est ravagé par le conflit, Pol Pot s'absorbe dans des activités de routine. Dans les premiers jours de 1979, les chutes de Kratie, puis de Kampong Cham, font comprendre au gouvernement du Kampuchéa démocratique la gravité de leur situation. Sur ordre de Pol Pot, Norodom Sihanouk et Penn Nouth, en résidence surveillée depuis plusieurs années, sont évacuées du pays. Pol Pot reçoit Sihanouk avant le départ de ce dernier et, selon le témoignage du prince, lui tient un discours délirant dans lequel il se déclare convaincu de la victoire sur les Vietnamiens grâce au soutien du peuple cambodgien. Il préconise en outre le retour à une tactique de guérilla pour vaincre le Viêt Nam à long terme. Le 5 janvier, Pol Pot prononce un discours invitant le peuple cambodgien à « une longue guerre contre l'expansionnisme soviétique international et le Pacte de Varsovie » et louant « l'armée cambodgienne vaillante et invincible ». Tous les membres du gouvernement khmer rouge prennent la fuite entre le 4 et le 7 janvier, abandonnant à leur sort la population des 40 000 ouvriers et soldats de Phnom Penh. Ta Mok est le dernier à partir au matin du 7 janvier. A la prison de Tuol Sleng, on interroge encore les prisonniers le 5 janvier quand Douch reçoit un message urgent de Nuon Chea lui ordonnant d'exécuter les derniers détenus. Il s'exécute mais n'a pas le temps de détruire les archives de la prison, qui tombent ensuite entre les mains des Vietnamiens19. Quand l'armée vietnamienne entre dans Phnom Penh le 7 janvier, elle trouve une ville vide, abandonnée par ses défenseurs. Des exactions de soldats khmers rouges ont encore lieu jusqu'à la mi-janvier, quand des unités de l'armée du Kampuchéa démocratique reviennent dans des villages pour tuer les habitants.

III-LES IMPAFCTES DU CONFLITS SUR LE CAMBODGE

Le conflit du Cambodge a beaucoup affecté le pays et ce à l’immédiat comme dans le long terme. Ces deux articulations seront examinées dans le paragraphe suivant.

A. Impacts Immédiats

Premièrement, le Cambodge qui fut un pays démocratique, changea de la ‘République Démocratique du Cambodge à la République Populaire du Cambodge avec Heng Samrin comme ‘président du Conseil Populaire Révolutionnaire’. Le Kampuchéa Démocratique est alors reconnu par l’ONU. Le nouveau régime, qui était soutenu par le Vietnam, construit alors son grande partie de son discours sur la dénonciation des crimes Khmers rouges ce qui entraina, en Aout de cette année, à la condamnation de Pol Pot et Ieng Sary par contumace.

Le renversement des Khmers rouges par les Vietnamiens entraîne, le mois suivant, une intervention militaire de la République Populaire de Chine, qui souhaite « punir » le Viêt Nam, et mettre un frein à son hégémonie dans la région. La Guerre Sino-vietnamienne s'achève au bout d'un mois par le retrait des troupes chinoises. Le Viêt Nam, soutenu par l'URSS, domine désormais politiquement le Laos et le Cambodge, les deux autres régimes communistes voisins.

Les Khmers rouges reconstituent leurs forces à la frontière thaïlandaise : soutenus par la Thaïlande qui souhaite contrer le Viêt Nam, ils lancent de nouvelles attaques dès l'été 1979. Au début des années 1980, les Khmers rouges forment une nouvelle alliance avec Sihanouk, ainsi qu'avec le FNLPK[8] regroupant environ 40 000 combattants en 1990.

Bien que l'armée vietnamienne se soit retirée officiellement du Cambodge le 26 Septembre 1989 - mais conservant quelque temps encore un contingent réduit, la guérilla se poursuit dans ce pays jusque dans les années 1990 : la situation politique du Cambodge ne connaît un début de règlement qu'en 1991 par les Accords de Paris. Les Khmers rouges parviennent à reprendre le contrôle de certaines zones du pays, mais se mettent ensuite d'eux-mêmes hors-jeu de la transition politique née des accords de 1991. La reprise des hostilités s'achève avec la défaite des Khmers rouges en 1998-1999.

Avant l’arrivée des Khmers rouges, la population était d’environ 9millions d’habitants, à 90% Khmers. Entre 1975 et 1978, plus de 300 .000personnes ont été exécutées de manière individuelle ou collective et 2 à 3 millions de personnes sont mortes de maladie, de privation ou de services.

B.IMPACTS A LONG TERMS

La destruction de toutes industrie, de véhicules, d’usine et d’équipement a ralenti la croissance économique du pays et a rendu son redressement plus au moins difficile.

La fermeture des écoles, hôpitaux, universités et autres services sociaux à accentuer et accéléré la mort de centaine et de milliers de personnes et aussi a rendu la population retardée sur le domaine de l’éducation en la renferment sur elle-même en exigent la seul utilisation du Khmer comme langue. La population n’a vécu que de dogmes venant des dirigeants et ainsi aucune innovation ne pouvait venir d’elle, empêchant alors cette autosuffisance tant prônée. La déportation ou exécution de toutes les intellectuelles du pays a aussi contribué à cet état des choses.

Jusqu’à aujourd’hui il existe toujours des mines placées dans des champs et des brousses qui continuent de tuer des citoyens.

CONCLUSION

En conclusion, le conflit au Cambodge, n’était qu’un conflit satellite à la Guerre Froide et la la longue rivalité Sino-soviétique qui déchirait l’Europe et L’Asie depuis bien des années .Le Cambodge a donc eu la malchance de se retrouver au carrefour d’un conflit d’intérêt politique, à cause de sa position géographique qui relevait de la géostratégie des géants belligérants (URSS et Chine), à l’heure où il venait tout juste de se libéré de l’emprise colonial et cherchait à se reconstruire après toutes les guerres civil qu’il a eu à traverser. Malheureusement, les dirigeants que la population avait choisis pour cette reconstruction n’avaient rien d’autre que la force comme stratégie de développement, ce qui entraina le pays dans un énorme bain de sang infernal.

Bibliographie

-François Ponchaud, Une brève histoire du Cambodge, Siloë, 2007, page 49

- Cambodge Ambassade des Etats-Unis est située au 4530 NW 16th Street, Washington DC 20011, tél: (202) 726-7742, télécopieur: (202) 726-8381.

- Becker E., When the war was over: Cambodia and the Khmer rouge revolution, New York, edition public affairs, 1998.


- Bruneteau B, Le siècle des génocides, édition Armand Colin, Paris 2004, pp 149-188

- Deloye.Y. et. Laroche.C., Maurice Halbwachs : Espaces, mémoires et psychologie collective, publication de la Sorbonne, sciences politiques 2004

- Crowley J., «Pacifications et réconciliations. Quelques réflexions sur les transitions immorales», in Culture et conflits n° 41, 01/2001, pp 75-98

- Philippe MOREAU DEFARGES, Les relations internationales dans le monde d’aujourd’hui, Conflits et interdépendances, Ed.STH (Sciences et Techniques Humaines), Paris, 1987,4e de couverture.

- Serge SUR, Relations internationales, Lextenso éditions, Montchrestien, Paris, 2002, P.22

-http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_Cambodge-Vi%C3%AAt_Nam


[1] Serge SUR, Relations internationales, Lextenso éditions, Montchrestien, Paris, 2002, P.22

[2] Philippe MOREAU DEFARGES, Les relations internationales dans le monde d’aujourd’hui, Conflits et interdépendances, Ed.STH (Sciences et Techniques Humaines), Paris, 1987,4e de couverture.

[3] Pierre Montagnon, La France coloniale, tome 1, Pygmalion-Gérard Watelet, 1988, page 147.

[4] Claude Gilles, Le Cambodge: Témoignages d'hier à aujourd'hui, L'Harmattan, 2006, page 98

[5] François Ponchaud, Une brève histoire du Cambodge, Siloë, 2007, page 49

[6] Le Vietnam s’étant divisé en deux âpres la guerre civile ; Vietnam du nord (Communiste) et le Vietnam du Sud (Pro-occidental).

[7] Notons bien que ce conflit a eu lieu pendant les années de la Guerre Froide.

[8] Front Nationale de Libération du Peuple Khmer

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