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DEMOCRATISATION, DROIT DE L'HOMME ET LE DEVELOPPEMENT PARTICIPATIF

Plan de l’exposé

• Liste des acronymes
• Background of previous exposes
Introduction
Titre I définition et émergence de la stratégie démocratisation, droit de l’homme et développement participatif

A. Définition des concepts
1. Droit de l’homme
2. Démocratie
3. Développement participatif
B. relation entre les concepts et Contexte historique de l’émergence de la stratégie
1. relation entre les concepts
2. contexte historique
Titre II. Analyse de la stratégie

A. La conditionnalité démocratique et les apports de la stratégie

1. La conditionnalité démocratique : un chamboulement politique, social et économique pour l’Afrique subsaharienne
2. Apports de l’approche démocratisation, droit de l’homme et développement participatif

B. Critique de la démocratisation, droit de l’homme et développement participatif
Conclusion
Références bibliographiques
Liste des acronymes
A.P.D: Aide Publique au Développement
B.I.T : Bureau International du Travail
B.M : Banque Mondiale
D.U.D.H: Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
FMI : Fond Monétaire International
N.G.O: Non Governmental Organization
O.N.G: Organisation Non Gouvernementale
P.A.S Plan d’Ajustement Structurel
PVD : pays en voie de développement
S.A.P: Structural Adjustment Program
U.A: Union Africaine
U.R.S.S : Union des Républiques Socialistes et Soviétiques
U.S.A: United States of America
USAID: United States Agency for International Development










Background of previous exposes
This course development strategy has as main aim to scan through the several plans put in place to enable under developed countries to change their status or their conditions of under development. This development strategy theory was introduced by the former American president Harry Truman in his speech of 1949.
We shall begin by clearly bringing out theoretical concepts contextualized by various authors such as Adam Smith, who had as principle idea LIBERALISM, Emile Durkheim who came up with his principle of THE DIVISION OF LABOUR. Also Karl Marx brought up his idea of CLASS STRUGGLE OR CLASS DISTINCTION. And finally Max Weber whose theory demanded for CAPITALISM to be associated with the protestant ethics.
Furthermore after studying the above concepts arose by development theories. Firstly we got the theory of modernization with the author being Roostow. This theory of MODERNASATION was highly criticized leading to the emergence of the second theory known as the DEPENDENCY theory. This new theory highlights the division of the world into the center and the periphery. Due to the fact that the positive impacts of the dependency theory was not felt in the under developed nations, it led to another theory known as the INSTITUTIONALISM which also failed.
Man later got engaged in the struggle towards development which opened the way to the development strategies. The first development strategy put in place by Julius Nyerere was that of UJAMA’A or in other terms “Self reliance”. This strategy was followed by another one known as THE STRATIFICATION OF BASIC NEEDS. Later on there was a change of paradigm because these strategies did not attain their objectives. This brought us to the WASHINGTON CONSENCUS (Neoliberalism) and the EMERGENCE OF NGOs as the response to the various problems faced by the population. Unfortunately, the SAP failed and its failure was attributed to the political conditions of African countries dominated by totalitarian regimes. Thus the political systems of our African States needed to be changed, giving way for a new strategy which happens to be our theme: DEMOCRITIZATION, HUMAN RIGHTS AND PARTICIPATIVE DEVELOPMENT.

INTRODUCTION
Après avoir parcouru les travaux des pionniers des théories du développement et amorcé lesstratégies du développement mises sur pied par les institutions internationales depuis plus d’un demi-siècle, nous sommes àprésentamenés àréfléchir sur une stratégie toute particulière dite de démocratisation, droit de l’homme et développement participatif. Cette approcheinstitutionnaliséeà partir des années 90 trouve son fondement dans l’allocution du présidentfrançaisFrançois Mitterrand. Allocution prononcée le 20 juin 1990 à la Baule lors de l’ouverture solennelle du 16e sommet France-Afrique où il déclare notamment que : « il n'y a pas trente six chemins vers la démocratie. Comme le rappelait M. le Président du Sénégal, il faut un Etat, il faut le développement et il faut l'apprentissage des libertés... Lorsque je dis démocratie, lorsque je trace un chemin, lorsque je dis que c'est la seule façon de parvenir à un état d'équilibre au moment où apparait la nécessité d'une plus grande liberté, j'ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure … »A la suite de l’émergence des ONG et du développement local, cette nouvelle approche devient le remède contre le sous-développement et la condition sine qua none d’accès aux APD. Dès 1990, on assistealors non seulement à une série de retourau multipartisme en Afrique, mais aussi à de nombreux soulèvements dans bon nombre de pays parmi lesquels le Cameroun avec « les années dites de braises de 1990-1992 ». Cependant, comment en est-on arrivé à ce concept ? Quelsrôles ont joué les forces externes et internes aux pays africains dans l’avènement de cette stratégie ? Qu’est ce que le développement participatif ? Et qu’implique t-il ? Voila autant de questions qu’on pourrait se poser. Afin de contribuer à la compréhension de cette stratégie de développement, nous nous engageons à apporter des éléments de réponse à ces préoccupations sur deux axes dont l’émergence de la stratégie démocratisation, droit de l’homme et développement participatif (I) d’une part et l’analyse de la dite stratégie (titre II) d’autre part.

Titre I. Définition des concepts et émergence de la stratégiedémocratisation, droit de l’homme et développement participatif

A. Définition des concepts

1. Définition

a. Droits de l’homme
Par droits de l’homme, on entend toute la gamme des droits(économiques, sociaux, civils, politiques et culturels) tant individuels que collectifs inscrits dans les instruments internationaux, régionaux et ainsi que dans les constitutions nationales. Les droits de l’homme sont essentiels pour la préservation du caractère humain de la vie, pour sauvegarder la participation du peuple, pour l’accès aux ressources, la responsabilité, l’égalité des sexes et la justice sociale (distribution des ressources). La déclaration de Vienne réaffirme le caractère indissociable de tous les droits de la personne humaine et des libertés fondamentales. Elle stipule également qu’il incombe à tous les Etats et qu’il est de leur devoir de promouvoir et protéger les droits de l’homme et des libertés fondamentales.
b. Démocratie
La démocratie se comprend mieux lorsqu’elle est appréhendée comme la réalisation de l’ensemble des droits de l’humain . C’est un système politique dans lequel, la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics. La DUDH en son article 21 reconnait à toute personne humaine, le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays. Le concept de démocratie englobe deux aspects, l’un centré sur la politique et l’autre sur le développement.
Du point de vue politique, la démocratie est l’ensemble des processus formels tels que les élections, les partis politiques, les élites etc. tandis que d’un point de vue développementaliste, la démocratie est axée sur la participation populaire aux décisions les concernant.
La démocratisation a pour but d’introduire la participation des citoyens dans la vie politique du pays et d’asseoir la légitimité des gouvernants.

c. Développement participatif ou participation du peuple
Le concept de développement est un concept dynamique en ce sens qu’il a connu une évolution graduelle. Il est passé d’une consonance purement économique (croissance économique), à humaine. Du développement communautaire, on est finalement parvenu au développement durable en passant le développement rural, local, endogène, participatif et bien d’autre. Le développement participatif permet de renforcer la société civile en donnant la possibilité aux groupements d’individus, aux communautés et aux organisations la faculté de négocier avec les institutions et les administrations et ainsi de peser sur l’action gouvernementale. Le développement participatif, ou ce que l’on appelle parfois « la participation du peuple » peut donc être défini comme un processus qui permet aux individus de jouer un rôle actif et déterminant dans l’élaboration des décisions qui peuvent influer sur leur vie . Cette vision du développement est d’ailleurs perceptible dans la Charte africaine de la participation populaire au développement et à la transformation où l’U.A affirme que les objectifs de développement en Afrique doivent être animés par un but ultime et incontournable, à savoir le développement centré sur l’être humain.
La participation à l’exercice du pouvoir constitue un pan essentiel du développement participatif. Cette participation est d’autant plus grande que les organisations au sein desquelles les populations militent ont un fonctionnement démocratique qui leur permet de développer leur esprit d’initiative ou leurs aptitudes à négocier avec leurs partenaires. Le développement participatif débouche aussi sur la bonne gouvernance c'est-à-dire l’obligation pour les gouvernants de rendre compte de leurs actes et la transparence dans la prise des décisions.

B. relation entre les concepts et Contexte historique de l’émergence de l’approche
1. relations entre les concepts
Il existe une relation entre droits humains, développement participatif et la démocratie parce que la promotion des droits de la personne est une partie constituante du processus de développement tandis que la démocratie est fondée sur les droits humains, l’égalité (notamment de sexe), la participation et la responsabilité. Un développement ne pouvant exister sans la participation totale et efficace de toutes les couches sociales. Les deux causes principales de violations des droits de l’homme sont la pauvreté et l’impuissance ou le manque de responsabilité. Tandis que le développement permet de remédier à la première cause, la démocratie l’est pour la seconde. La valorisation des ressources humaines est capitale pour la continuité du processus de démocratisation et l’instauration du développement durable parce que exigeant que les individus soient capables de faire des choix et aussi, l’émergence d’une société civile pluraliste comprenant tout un éventail d’institutions et d’associations représentant des intérêts divers et faisant contrepoids au pouvoir des gouvernants est une condition essentielle pour l’émergence de la démocratisation .

2. contexte historique de l’émergence de l’approche
L’année 1990 que Samuel Huntington qualifie de celle de la troisième vague de la démocratisation (thirdwave of democratization) marque le retour de la démocratie dans bon nombre de pays et ceci particulièrement en Afrique. De 25% d’Etats démocratiques en 1974, on est parvenu 45% en 1990 puis 68% deux ans après. En effet, bien avant les années 90 et la chute du mur de Berlin, l'aide ou le soutien au processus de développement des pays pauvres n'était pas fonction du respect des droits de l'humain et de l'égale participation de tous au processus politique, mais de leur appartenance à un camp idéologique ou à un autre. Ainsi, on a vu de nombreux Etats qui violaient ouvertement ces droits et libertés être reçus en grande pompe dans les capitales occidentales et leurs chefs d'Etats traités en grand défenseur du capitalisme. Avec la chute du mur de Berlin, les Etats occidentaux du bloc capitaliste n'avaient plus rien à craindre des Soviétiques qui étaient d'ailleurs eux-mêmes devenus capitalistes: la menace venait donc maintenant des pays pauvres et de leurs cortèges d'affamés qui encombraient les trottoirs occidentaux et mettaient en mal l'équilibre démographique et sécuritaire dans le monde.
La désintégration de l’URSS pendant cette période, a eu comme conséquence le remodelage du nouvel ordre mondial décidé par la seule superpuissance existante : les Etats-Unis et ses puissances satellites occidentales. C’est ainsi que les capitalistes ont pu avoir une forte pression sur la scène internationale en général, et sur les pays sous-développés en particulier, en imposant le régime démocratique que Fukuyama qualifie d’universalisation de la démocratie libérale occidentale comme condition sine qua non pour bénéficier d’une quelconque aide au développement. Cependant, dans le même temps, les économies africaines sont au point mort du fait de la crise économies qui s’y vit depuis 1980. A partir des années 90, la crise financière et économique des pays africains de la zone francs prend une ampleur considérable au point où ils doivent recourir à une dévaluation de leur monnaie en 1994 pour restaurer la compétitivité, condition de l’aide des organisations internationales. Il est donc évident que les Pays africains n’avaient pratiquement pas d’autre choix que de se soumettre à la démocratie, vu qu’ils avaient besoin d’aide. Ce nouvel ordre mondial unipolaire a proposé une nouvelle perspective dans le processus de démocratisation politique en Afrique. La démocratisation dans un contexte de free market devrait favoriser le développement à travers la bonne gouvernance. C’est pourquoi, François MITTERRAND lors de son discours de La Baule du 20 juin 1990, va sommer les pays africains à la démocratisationimmédiate de leurs Etats.

Titre II. Analyse de la stratégie
Juin 1990 marque un tournant décisif dans l’histoire de l’Afrique tant sur le plan interne que dans ses rapports avec les bailleurs de fonds. En effet, le discours de la Baule redéfinit les relations franco-africaines en établissant cette coopération sur des fondements moraux (démocratie et respect des droits humains) et rationnels (relation démocratie-développement).Ce discours a influencé le cours de l'histoire politique des Etats d'Afrique noire francophone parce qu’étant la source d’une nouvelle vision en Afrique.

A. La conditionnalité démocratique et les apports de la stratégie

1. La conditionnalité démocratique : un chamboulement politique et socioéconomique pour l’Afrique subsaharienne
La conditionnalité des APD trouve son fondement dans le rapport de bonne gouvernance de la BM de 1989 où elle fait de la bonne gouvernance une condition sinequanone d’accès à l’aide publique au développement. Mais elle trouve son application effective avec l’éclatement de l’URSS, notamment grâce à la dissolution du pacte de Varsovie.
Les occidentaux trouvent dans les reformes économiques et politiques devant avoir lieu, une possibilité de s’impliquer d’avantage dans les affaires des ex-colonies. A cet effet, Mitterrand affirme dans son discours du 20 juin la détermination de la France à lier tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté . Lors d’une conférence relative au même sommet quelques jours après, il ajoute qu’ « il est évident que l’aide normale de la France sera plus tiède en face des régimes qui se comporteraient de façon contraire sans accepter l’évolution vers la démocratie, et enthousiaste vers ceux qui franchiront le pas avec courage »
Peu après cette déclaration, la Grande Bretagne, l’U.S.AID et le Canada emboitent le pas et imposent également une conditionnalitédémocratique dans leur optique d’aide au développement. Ils insistent notamment sur le respect des droits de l’homme, la démocratisation, la lutte contre la corruption, la liberté de presse, etc. Il y a ainsi une uniformisation culturelle qui se manifeste par l’expansion d’un modèle « homogénéisateur » de la penséeoccidentale qui est sur le plan politique la démocratisation et sur le plan économique, l’économie de marché.
Désormais, pour qu’un pays du tiers-Monde ou pays en voie de développement bénéficie des APD, il doit subir des reformes politiques et administratives et appliquer les conditions de « bonne gouvernance » qui se résument en ces quatre points :
 La bonne gestion des affaires publiques ;
 L’instauration d’un gouvernement démocratiquement élu ;
 Le respect de l’Etat de droit et des droits de la personne
 L’encrage des politiques économiques aux principes de l’économie de marché.


2. Apports de l’approche
Aujourd’hui, il est difficile de constater l’impact réel de la démocratisation et des droits de l’humain dans le développement participatif tant à l’égard de son effectivité, qu’à l’égard de ses conséquences car vingt ans après les vagues de revendications, de conférences nationales et d’adoption d’instruments juridiques, politiques et constitutionnels qui ont donné lieu aux différents processus de démocratisation en Afrique, le bilan en terme d’équation : démocratie est égale au développement reste mitigé . Toutefois, sans le nier, ce nouveau paradigme eut des effets positifs sur le concept de développement bien que l’aspiration à concevoir le développement en relation avec le respect des droits de la personne, et des droits socio-économiques, socioculturels par la communauté internationale peut se décliner sous des formes contradictoires relevant des enjeux politiques et idéologiques.
20 ans après, le mérite peut être fait à travers le travail de redéfinition du développement qui n’est plus réduit à une dimension purement économique et matérielle, mais au bien-être de l’homme à travers le respect de ses droits etlibertés. L’homme est devenu «le sujet central du processus de développement » , car l’essentiel des recherches sur le développement se concentre sur les liens entre la lutte contre la pauvreté et la défense des droits de la personne. Le Ghana et le Botswana sont des modèles effectifs de démocratie en Afrique au vu des élections de 2009 qui se sont déroulés dans la transparence et le respect des délais. La démocratisation a permis le retour du multipartisme et dans le cas du Cameroun, sept partis politiques siègent présentementà l’assemblée nationale. Nous notons également l’avènement d’une société civile de plus en plus efficace et la liberté de la presse marquée par la fin de la censure et les revendications de plus en plus fortes de la dépénalisation du délit de presse.
Il faut également noter la participation et ceci de plus en plus effective de la population dans les processus de prise de décision notamment à travers leur engagement dans la société civile et la place quelle doit désormais occuper dans la mise en place du processus de décentralisation. Au sein du processus de démocratisation certains pays ont atteint de bons résultats grâce à la pression des organismes internationaux comme le FMI qui y ont contribué financièrement. Il faut donc dire que la démocratie n’est pas un mythe pour l’Afrique, il suffit juste de se l’approprier et de l’adapter à son contexte.

B. Critiques de la démocratie, droit de l’homme et développement participatif
Le consensus de Monterrey, issu de la conférence internationale sur le financement du développement en 2002 reflète l'évolution des discours officiels sur le développement depuis le début des années 1990. L’articulation des dimensions sociales, politiques et environnementalistes du développement semble aujourd'hui indiscutable, et l'essentiel des recherches sur le développement en particulier au sein des institutions internationales en charge de l'aide se concentre sur les liens entre la lutte contre la pauvreté et la défense des droits de l'humain. Cette rhétorique des droits de l'humain qui reflète un changement des priorités quand on les compare à la dialectique qui dominait le discours voilà quelques décennies, pourrait laisser croire que la politique s'est de nouveau emparée de l'économie. C’est de ce soupçon de prise en otage des questions et stratégies du développement par le politique que se pose le principal écueil de la nouvelle stratégie de développement. En effet, comment ne pas voir dans les concepts de démocratie et droits de l'humain un retour en force de l'universalisme occidental qui ne regarde le monde qu'à travers ses propres lunettes. Fukuyama en célébrant le triomphe du capitalisme annonçait l'avènement de son pendant politique qu'est la démocratie dans le modèle athénien. Cette démocratie, et ces droits de l'homme à forte connotation occidentale ne sied pas toujours au contexte africain et l'histoire nous montre que 21 ans après le discours de la Baule, les Etats africains sont loin d'êtres développés et encore moins démocratiques au sens occidental du terme. A ce sujet il faut noter la boutade de l'ancien et défunt Président du Zaire Moubutu qui disait que les bantous ne connaissent pas la démocratie à l'occidental car chez les bantous, l'autorité du chef ne se conteste pas. De plus, on peut à l'exemple de la Chine constaté que dictature et non respect des droits de l'humain ne rime pas nécessairement avec pauvreté. Force est même de constater que le but majeur de la démocratisation qui était de garantir la démocratie gage du développement dans les pays sous-développés n’a pas été atteint, car même si certains pays ont pu réussir dans ce modèle, il n’en est pas de même pour la majorité des pays concernés. Le plus grand nombre de ces pays n’a pas pu sortir sa population de la pauvreté. Les conséquences suivantes ont pu être observées dans les pays sanctionnés par la communauté internationale :
 Déstructuration de l’économie
 La détérioration des conditions de vie des populations vulnérables, à l’occasion renforcement du pouvoir en place
 Complication de l’acheminement et de la gestion de l’aide humanitaire
En Afrique du Sud par exemple, d’après le rapport du BIT, le suivi de la mise en œuvre des sanctions financières a été efficace pour mettre un frein à la prospérité et à la croissance de l’économie, il a accru le chômage en provoquant une fuite de capitaux.




Conclusion
A l'issue de cette tentative d'actualisation des rapports entre démocratie et développement thème qui demeure un « classique » des études de développement, force est de constater l'impossibilité de prendre position de façon claire sur la prééminence d'un des deux termes de la relation. L'observation empirique offre un paysage contrasté. Les arguments des uns répondent à ceux des autres ; certains auteurs concluent à l'idée d'une corrélation négative entre démocratie et développement, d’autres vont en sens inverse. D'autres encore aboutissent à des conclusions contradictoires. « Les travaux consacrés depuis la fin des années 1970 aux transitions démocratiques ne cessent de réaffirmer que les démocraties sont le produit d'itinéraires particuliers, inscrits dans des séquences historiques propres et fondés sur des variables aux combinaisons irréductibles». De manière plus immédiate enfin, on notera que l'association actuelle des notions de démocratie et de développement à travers le discours dominant et dans la plupart des arènes politiques (des forums internationaux aux débats les plus décentralisés) peut produire, au-delà des simples effets incantatoires, de réelles dynamiques sociales. En redéfinissant les modes d'organisation politique et plus largement les divers enjeux sociaux, la nouvelle donne rhétorique est également susceptible de susciter des pratiques politiques modifiant le cours des sociétés concernées.
Arrivée au terme de ces exposés qui portaient sur les stratégies de développement mise en place depuis le discours de TRUMAN de 1949 sur l'état de l'Union, force est de constater que le fossé entre nations riches et nations pauvres loin d'être réduit s'est plutôt agrandie. Pourquoi? Telle est la question qui nous vient naturellement à l'esprit. ROUSSEAU que l'on connait pour son grand amour de la condition humaine et de l'homme, l'auteur du Contrat social disait dans son ouvrage majeur: "il n'y a aucun plaisir à être riche si tout le monde l'est". Les partisans des théories du complot dans son sillage affirment que les pays riches loin de venir en aide aux pays pauvres perpétuent plutôt leur pauvreté pour en faire des éternels assistés, dociles que l'on pourra manipuler à guise. Cette thèse qui se défend n'est pas cependant la notre. A la suite de notre cours sur les théories de développement et de celui des stratégies de développement on peut constater que le principale obstacle au développement des pays dits pauvres est que les stratégies de développement souffrent toutes de ce que l'on peut qualifier d'un géocentrisme méthodologique: en effet en passant de la stratégie UJAMA ou de self reliance chère au Président NYERERE, à celle toute récente de développement participatif qui est eurocentrique, le développement est pensé par d'autres pour d'autres. Le développement ne peut être à notre avis effectif que s'il est pensé dans une vision globale ou toutes les nations ne se perçoivent que comme une, ou le bonheur de chaque peuple est conditionné par le bonheur de tous les peuples. Les humains devenus citoyens du monde se mettraient alors ensemble pour œuvrer au bonheur de tous dans un seul et même élan. Cette pensée à été théorisée par E.KANT dans son ouvrage ZumEwigenFrieden, le développement ne peut se faire donc à notre avis tant que les humains ne vivent pas en paix entre eux car tant qu'il y aura convoitise et suspicion il y aura des riches et des pauvres.

Références bibliographiques
 DIAS,Clarance, relations entre droits de l’homme, le développement et la démocratie : « solidarité des ONG du Nord et du Sud en faveur d’une participation du peuple à la démocratie directe »
 DIAS,Clarenceet GILLIES, David, droits de l’homme, démocratie et développement, centre international des droits de la personne et développement démocratique, Montréal, mai 1993
 HENOCK, Kifle& al. A new partnership for African development : issues and parameters, NordiskaAfrikainstitutet, Uppsala 1997, p70-89
 LEBRUM, Marie-Elisabeth,La conditionnalité démocratique en matière d’aide publique au développement : sa mise en œuvre par l’union Européenne et ses conséquences, essai de maitrise P40
 LEFTWICH, Adrian,democracy and developmentpp 3-41 / pp74-91
 MITTERAND, François, discours prononcé lors du 16esommet franco-africain, juin 1990
 PREVOST, Benoit, Les fondateurs philosophiques et idéologiques du nouveau discours sur le développement
 TAGOU, Célestin, Rétrospective des théories et stratégie de développement, « De Truman aux OMD »
 OMBALLA, Magelan, Les bailleurs de fonds bilatéraux et la conditionnalité démocratique en Afrique noire francophone « le cas de la France et du Canada »
 La déclaration universelle des droits de l’homme
 Le développement participative et la bonne gestion des affaires publiques : lignes directrices sur la coopération pour le développement, Organisation de Coopération et de Développement Economiques, 1995

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