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DECOLONISATION EN ANGOLA

redigé par :
• Nouetagni Sandra
• Noumsi Sandrine
• Noa Ebele Vanessa
• Nogo Brice Léonel

Enseignant : Dr. Nze-Gwa



ANNEE ACADEMIQUE 2010-2011

PLAN DE L’EXPOSE

INTRODUCTION

I. LES CAUSES DU NATIONALISME EN ANGOLA

A. Facteurs externes

B. Facteurs internes

II. LES MOUVEMENTS NATIONALISTES

A. Le MPLA

B. L’UPA/FNLA et l’UNITA

III. LA MARCHE VERS L’INDEPENDANCE

A. La première guerre de libération de Février et Octobre 1974

B. La deuxième guerre de libération de Mars 1975 à 1976


CONCLUSION




INTRODUCTION

Le fait colonial constitue l’une des données majeures de l’époque contemporaine. Les répercussions de la politique coloniale se font encore sentir et le débat sur le colonialisme demeure d’actualité même si à l’heure actuelle il n’existe plus officiellement de colonies. C’est avec l’expansion de l’Europe aux XIXe et XXe siècles que la politique coloniale s’est développée dans toute son ampleur. Il est significatif de rappeler que, si des situations de dépendance d’une région et d’un peuple vis-à-vis d’un autre pays ont pu être observées sur divers points du globe et à des époques avariées, le phénomène de colonisation proprement dit a été l’œuvre des seuls Etats d’Europe Occidentale. Le Portugal malgré ses airs de petit pays de l’Europe, appauvri voire retardé, situe en marge des grandes puissances de l’Union Européenne, il a été avec l’Espagne l’une des grandes puissances coloniales du monde. Et c’est ainsi qu’au XIXème Siècle, sa présence en Afrique remonte a plus de trois Siècles , mais cette présence se circonscrit aux cotes et a quelques iles , mais a partir du milieux du XIXème Siècle , a l’ère du scramble lancée par les principales puissances européennes qui, après avoir compris que l’Afrique était un vaste continent vide , se sont lancées dans une vraie compétition de conquêtes, le Portugal comprend qu’il a son mot a dire et se lance dans la curée. Sa grande ambition est de faire une jonction entre l’Angola et le Mozambique. D’où l’Angola devint sa pièce maitresse, et fut colonise par lui. Mais cette colonisation ne dura pas éternellement puisque l’Angola malgré tout se réveillera de se traumatisme pour revendiquer son indépendance. Et c’est sans doute dans ce sens qu’on assistera à un processus d’émancipation des colonies par rapport aux métropoles. Le nationalisme qui est donc une doctrine et une action politique visant l’indépendance d’une nation lorsqu’elle est placée sous la domination étrangère fera cependant l’objet de notre expose en ce qui concerne particulièrement le cas de l’Angola. Cela étant, il sera question tout au long de cet expose, de présenter en première analyse les facteurs internes et ceux externes du nationalisme en Angola, puis les principaux mouvements nationalistes et enfin la marche vers l’indépendance.

I. LES CAUSES DU NATIONALISME EN ANGOLA

Il est incontestable que la colonisation a occasionne des modifications des structures politiques, économiques, culturelles et sociales dans les territoires colonises. Le nationalisme angolais est un fait qui trouve ses origines dans les facteurs internes (A) et dans les facteurs externes (B).



A. Les facteurs internes
Après la mort de Nzinga Nkuwu en 1507, son successeur, le mani kongo Affonso Ier (1505-1543), est contraint de confier l’administration de son royaume aux Portugais. Mais les rapports se détériorent rapidement, car les marchands portugais cherchent à contrôler le commerce de l’or, de l’ivoire et des esclaves, qui commence à prendre de l’essor au XVIe siècle. En 1668, le mani kongo Antonio tente de les chasser, mais il est assassiné, ce qui entraîne la chute du royaume de Kongo. Les Portugais s’appuient ensuite sur les Ngolas du royaume ndongo, au sud de la rivière Cuanza, territoire qui est annexé à la colonie portugaise et qui devient un vaste centre de traite esclavagiste.

Les Ngolas donnent leur nom au pays. Les Portugais obtiennent d’eux la cession de Luanda, où Paulo Dias de Novais fonde en 1576 une ville qui devient le centre de la traite négrière à destination du Brésil et de Cuba. La traite se développe avec la complicité des peuples commerçants du centre, comme les Ovimbundu, les Portugais jouant des rivalités entre les uns et les autres. Sur le Cuango vivent les Djagas, organisés pour la guerre et le pillage. Les Portugais construisent une forteresse sur le plateau, autour de laquelle se développe une population métisse. Le commerce d’esclaves transatlantique depuis l’Angola est interdit en 1836, mais le travail forcé reste la règle. Parallèlement s’amorcent le développement des plantations de café et de canne à sucre et l’essor économique des populations du Centre et du Sud impliquées dans le commerce de l’ivoire et du caoutchouc. La traite, se poursuit dans les colonies portugaises au moins jusqu’en 1878, date à laquelle l’esclavage fut officiellement aboli. On estime qu’à la fin du XIXe siècle entre 3 et 4 millions de personnes ont été déportées. L’ampleur de la traite en Angola et la nature du régime colonial expliquent le faible peuplement du pays.
B. Les facteurs externes

L’arrivée des européens constitue en elle même un facteur déterminant du nationalisme angolais même si ce sentiment a été tardif et leur a permis d’acquérir leur indépendance très tard par rapport aux autres pays africains. En effet à l’occupation de l’Angola les portugais ne s’intéressent aux richesses minières du pays qu’a partir de 1900 et cherchent réellement à prendre le contrôle de l’intérieur du pays. La progression est très lente : en 1900, le Portugal ne contrôle qu’un dixième de la superficie de l’actuelle Angola ; il faut attendre 1920 pour que les campagnes armées cessent définitivement. À partir de 1933, date de fondation de l’Estado Novo (« Nouvel État ») par Salazar au Portugal, le régime colonial se durcit ; la répression touche durement les élites angolaises, qui revendiquent une représentation politique et l’amélioration des conditions de vie des populations autochtones. Parallèlement, la dictature portugaise encourage l’établissement des colons. Ceux-ci, contrairement aux affirmations de la propagande salazariste, ne sont que rarement des paysans et des ouvriers pauvres, mais le plus souvent des petits commerçants et des petits fonctionnaires. Ce n’est qu’à partir des années 1950-1960 que les Portugais, pour contrer la rébellion, développent une colonisation paysanne. C’est dans cette période que la plupart des pays africains accèdent a leur indépendance Le Portugal met en place le régime juridique de l’indigénat. Les indigénats regroupent les Noirs (98-99 p. 100 de la population) privés d’éducation, juridiquement sans droits ; le groupe des assimilados regroupe les métis et quelques Noirs assimilés. Seuls ces derniers ont accès à l’éducation. L’indigénat, allégé en 1954, est définitivement aboli en 1961, mais il est déjà trop tard, la rébellion ayant éclaté. Du fait de l’indigénat et du colonat, les communautés noires sont spoliées de leurs terres et entrent en concurrence pour la recherche de travail. On constate aussi que le sentiment nationaliste angolais est également encouragé par l’indépendance des autres pays africains dans les années 50 et 60.

II. LES MOUVEMENTS NATIONALISTES
Nés les uns après les autres, les mouvements angolais de libération avaient des causes identiques : la révolte des quelques africains, auxquels leur formation intellectuelle permettait de comprendre quel retard sur l’histoire avait leur territoire d’origine . Les mouvements nationalistes étaient menés par un groupe émergent d’ « Assimilés Intellectuels » qui avaient bénéficié de l’éducation étrangère : Neto, Holden Roberto et entre autre Jonas Savimbi. La cause nationaliste angolaise souffrait principalement de la pluralité des mouvements. Ceux-ci étaient arrivés à en découdre entre eux sur le terrain même de la lutte armée de libération. Ce fut notamment le MPLA (Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola) de l’UPA (Union des Populations de l’Angola, devenue UPNA et ensuite FNLA ) et dans une moindre mesure, l’UNITA (Union Nationaliste pour l’Indépendance de l’Angola). Pour comprendre comment ces mouvements ont animé la lutte pour le nationalisme en Angola, il est important de les présenter de manière claire en parlant de leur origine c’est-à-dire comment ils sont nés, leur leader et leurs idéologies respectives.

A. Le MPLA
En 1953, un groupe de jeunes angolais acquis à la pensée marxiste (ceux là qui militent clandestinement au PCA : Parti Communiste Angolais, un parti clandestin aussi) commence à envisager la création au sein des masses populaires d’organismes politiques à caractère révolutionnaire et à définir l’objectif de la lutte armée angolaise : la conquête de l’indépendance. C’est dans ce cadre que ces jeunes angolais vont créer en cette année 1953, le PLUA (Parti de la Lutte Unie d’Angola). Ainsi, le parti communiste angolais s’efface automatiquement. Le PLUA qui rassemble des militants nationalistes venus de divers horizons, adopte un programme semblable à celui du défunt Parti Communiste Angolais. Deux ans plus tard, en 1955, naissait à Luanda, le Mouvement pour l’Indépendance de l’Angola (MIA). Par la fusion de leurs deux partis, les responsables du PLUA et du MIA vont créer le 10 Décembre 1956, le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA). La direction du MPLA est confiée à Mario de Andrade et Viriato Da Cruz mais, les jeunes fondateurs du MPLA avaient désigné Agostinho Neto (en prison au Portugal depuis Février 1955 à causes d’activités politiques illégales) comme Président d’honneur. Après plusieurs manifestations contre l’arrestation et la déportation de Néto et surtout grâce à l’attaque par le MPLA, le 4 Février 1961, de la prison civile et du poste de police de Lunda , Agostinho Néto fut libéré en Mars 1962 mais assigné à résidence surveillée. En Juillet de la même année, il va réussir à sortir clandestinement du Portugal et à gagner Léopoldville (capitale du Congo Belge) où se trouve réfugiée la direction du MPLA. Cinq mois plus tard, en Décembre, il est élu Président du MPLA en remplaçant ainsi Mario de Andrade et Viriato Da Cruz (exclu du MPLA en 1965) alors secrétaire général du mouvement.
Acquis aux idées de gauche, les nationalistes du MPLA avaient vite obtenu le soutien de l’URSS, des pays de l’Europe d l’Est, Cuba et des pays Scandinaves, surtout la Suède.
B. L’UPA et l’UNITA

• L’UPA
Les nombreux angolais installés au Congo belge, où on les évaluait de 1952 à 1954, à près de deux cent mille, prirent conscience de leur identité et créent le 7 Février 1954 à Matadi, important port fluvial du Congo-Kinshasa, l’ACA (Association Culturelle Angolaise). Le mouvement d’indépendance des pays africains se manifesta au monde à la conférence des peuples africains et asiatiques de Bandoeng en 1955. Elle condamna le racisme et le colonialisme, et prôna le développement de la coopération entre les participants. Cette conférence va cependant susciter une prise de conscience chez tous les membres de l’ACA qui s’éveilleront vite au nationalisme. Ils quittent tous la ville portuaire de Matadi et s’installent à Léopoldville où ils créent en juillet 1957, l’UPNA animé et dirigé par Pinnock Jonnhy Eduardo, Barulho Lulendo et Manuel Barruso Nicaca. Dans le sillage de ces trois personnalités, il y avait aussi leur cousin et neveu Roberto Holden. Ainsi, l’ACA s’efface derrière l’UNPLA qui rassemble uniquement les Bakongo d’Angola. Conscient de l’élargissement du mouvement et surtout grâce à l’immigration qui ne provenait plus seulement du Nord de l’Angola mais de toutes les régions, l’UNPA, strictement régionaliste et tribale, devient en décembre 1958, l’UPA (Union des Populations de l’Angola), donc un parti national. En ce mois de décembre 1958, le Président du Ghana Kwamé Nkrumah, organise à Accra la Conférence du Mouvement panafricain à laquelle Roberto participa en tant que représentant de l’UPA. A cette conférence, il entra en contact avec les principales nationalistes africains de l’époque comme Lumumba, Sékou Touré et Frantz Fanon. Grâce au soutien de ces derniers, Roberto Holden va usurper la direction de l’UPA, en mettant Eduardo Pinnock, Manuel Barruso Necaca, Lulendo Barulo et les autres membres du comité de direction dehors. Dès la moitié des années 1960, Roberto Holden retourna à Léopoldville et décida de mettre les idées reçus de Frantz Fanon en pratique. Ainsi, après une entente entre l’UPA et le PDA (une des multiples petites organisations politiques qui ont émergé à cette époque), les deux fusionnent officiellement le 26 mars 1962 et forment le Front National de Libération de l’Angola. Celui-ci recevait son soutien militaire de la Chine, de l’Amérique et les Etats africains modestes. De ce fait, le FNLA avait une idéologie pro-capitaliste.
• L’UNITA
Très jeune, Jonas Savimbi a été pris en charge parles missionnaires protestants américains de l’United of Christ. Après avoir terminé ses études secondaires à Sa da Bandeira (actuelle Lubangu), il se rend, en 1958, à Lisbonne pour faire des études de médecine . Mais après avoir été persécuté par les autorités, il s’enfuit pour la Suisse où il étudit les sciences politiques. Il retourne alors en Angola et rejoint le FNLA et devient son sécretaire.Dès la création du GRAE, il en devient le Premier ministre des Affaires étrangères. Très vite, les relations entre Savimbi et Holden se détériorent. Mécontents de la désorganisation et l’ethnocentrisme de Roberto Holden, Savimbi et certains de ses camarades mijotent un coup d’Etat contre le président du GRAE. Mais en se rendant compte qu’une telle action serait suicidaire pour eux, ils désistent vite . En juillet 1964, Savimbi se rend en Suisse pour représenter le GRAE au sommet de l’OUA. Pendant le sommet, il fait la connaissance de certains chefs d’Etat comme Nkrumah, Sékou Touré, Nasser, à qui il fait la confidence de vouloir quitter le GRAE et fonder son propre mouvement. Il obtient vite un encouragement de leur part. Nasser estime que sans le soutien d’une grande puissance progressiste comme l’URSS, Savimbi ne pourrait jamais mener un combat révolutionnaire. Sur ces conseils, Savimbi se rend en septembre à Moscou puis, Berlin-Est, Prague, Budapest et Varsovie. Les Soviétique lui diront carrément de rejoindre le MPLA, si vous voulez notre aide. Seulement, Néto n’était pas de cet avis et refusa catégoriquement de laisser Savimbi faire partie du MPLA. Après cet échec, Savimbi se rend en Chine pour espérer un éventuel soutien. Les chinois lui conseil de chercher une dizaine de ses compagnons et redevenir après pour subir un entraînement militaire. A la fin de leur formation militaire et un refus de soutien de la part du président zambien, Savimbi et ses compagnons se rendent à Moxico, plus précisément à Muangai dans le Sud-est de l’Angola, où Savimbi annonce le 13 mars 1966, la création de l’UNITA (Union Nationale pour l’Indépendance totale de l’Angola).
L’UNITA, conduite par Savimbi était fortement basée dans le sud de l’Angola et avait le soutien militaire et financier de la Chine et de l’Amérique.

III. LA MARCHE VERS L’INDEPENDANCE

A. La première guerre de libération de Février 1961 à Octobre 1974
En Février 1961, des militants du MPLA lancent une attaque contre la prison de Luanda. En Mars 1961, une insurrection éclate dans le Nord de l’Angola, chez les Bakongo contre les planteurs portugais qui ont accaparé les plantations de café. Cette insurrection a été inspirée et organisée par le FNLA en 1962. Ce sont ces deux mouvements qui vont marquer les débuts de la lutte des nationalistes angolais pour l’indépendance. Mais ce qui va rendre la lutte armée difficile contre le Portugal et qui entraver la marche à l’indépendance, c’est la division des nationalistes angolais qui ne luttaient pas seulement contre le Portugal mais aussi entre eux car ils s’opposaient de par leur idéologie, leur zone d’influence et leurs alliés étrangers.
En 1974, après plus de 13 ans de résistance armée, les résultats, militaires obtenus sont médiocres. Les pertes portugaises sont faibles et les actions de la guérilla sont demeurées relativement inefficaces : d’une part à cause de l’immensité du pays, et d’autre part parce que le MPLA et le FNLA (accessoirement l’UNITA) ont utilisé le principal de leurs forces à se battre entre eux. Le développement économique rapide, l’urbanisation, l’immigration portugaise et l’augmentation des salaires africains permettent une implantation plus facile du MPLA qui prend l’ascendant politique sur ses rivaux.
C’est en réalité le coup d’Etat au Portugal du 25 avril 1974 qui fait évoluer rapidement la situation. L’offre du cessez-le feu du 6 mai 1974 est accepté et des accords sont signés avec l’UNITA en juin et avec le FNLA et le MPLA en octobre 1974. Le 10 janvier 1975, à Alvor au Portugal, se tient une réunion entre les représentants du gouvernement portugais et les dirigeants des trois mouvements nationalistes. L’accord intervenu le 16 janvier prévoit l’indépendance pour le 11 novembre 1975, l’enclave du Cabinda restant partie intégrante de la future république angolaise. En attendant l’indépendance, il est décide de former un gouvernement de transition sous la direction générale Silva Cardoso, chaque mouvement étant représente par six ministres. En fait, ni le gouvernement de transition, ni le général Cardoso ne pourront exercer l’autorité réelle.

B. La deuxième guerre de libération et la victoire du MPLA (mars 1975- Février 1976)

En effet, dès le 26 mars 1975, les partisans du FNLA et du MPLA s’affrontent dans la ville de Luanda. A partir de ce moment, chacune des trois mouvements va renforcer son potentiel militaire. En juillet 1975, le MPLA qui contrôle le pétrole du Cabinda et le port de Luanda (essentiel pour son ravitaillement) lance une offensive dans l’est et l’ouest de l’Angola et annonce, à la mi-septembre qu’il est installé dans 11 des 16 chefs-lieux de districts. E, octobre 1975, le FNLA au Nord et l’UNITA unie au FNLA au Sud, reprennent l’offensive qui aboutit à l’occupation de la totalité des ports au sud de Luanda.
La guerre devient alors une guerre Est-Ouest : les Sud-Africains et les Zaïrois, alliés des Etats-Unis, combattent aux côté de l’UNITA et du FNLA, tandis que les Cubains, alliés des Soviétiques luttent à côté du MPLA. Le 10 novembre 1975, comme prévu, Silva Cardoso proclame solennellement l’indépendance de l’Angola et permet à un nouvel Etat de naître le 11 novembre 1975. Mais le pouvoir n’a pas pu être remis à une assemblée des représentants du peuple ou à un gouvernement, puisque celui de transition n’a pu être formé. Le nouvel Etat entre dans l’indépendance en pleine guerre civile. Une fois le colonisateur parti, les mouvements nationalistes vont proclamer, chacun de leur côté, leur propre république : à Luanda, le MPLA proclame la « République populaire d’Angola » tandis qu’à Ambriz, le FNLA et l’UNITA proclament la « République populaire et démocratique de l’Angola. La lutte se poursuit et s’achève en Février 1976 par la victoire du MPLA après que les Etats-Unis aient décidé, e, décembre 1975, de retirer leur appui au FNLA et à l’UNITA, et l’URSS et Cuba, de renforcer le MPLA . Le 10 Février 1976, le MPLA est admis comme membre de l’OUA et il est reconnu à partir du 17 février par les pays de la Communauté économique européenne et le Portugal avec comme premier Président Agosthino Néto.

CONCLUSION

En somme, il était question pour nous de parler du nationalisme en Angola. Pour se faire nous avons d’abord analysé les facteurs du nationalisme notamment les facteurs externes et internes, ensuite les différents mouvements nationalistes qui ont animé le nationalisme en Angola à savoir le MPLA, le FNLA et l’UNITA, et enfin la marche vers l’indépendance. Nous pouvons dire après cela que la lutte pour l’indépendance contre le Portugal s’est avérée très difficile à cause de la pluralité des mouvements nationalistes. Non seulement ils étaient nombreux mais ils souffraient de crises de leadership, l’absence de formule militaire coordonnée, de tribalisme et de corruption. Heureusement, malgré toutes ces difficultés, l’Angola réussit quand même à obtenir son indépendance et à se défaire de la domination portugaise. Seulement force est de constater que même après l’obtention de l’indépendance, les luttes ont continué en Angola entre les différents mouvements nationalistes. Les problèmes de « power sharing », les divisions entre les mouvements ont animé l’après indépendance de l’Angola. Celle –ci est même allée jusqu’à être sujette à une guerre civile qui empira encore les choses. Nous pouvons donc conclure en disant que la proclamation de l’indépendance en Angola n’a pas eu les effets escomptés par les populations car elle a donné la place à plusieurs problèmes notamment la guerre civile.









BIBLIOGRAPHIE :
- Fonge Henry, “Africa yesterday and today : An analytic review of the historical development in Africa from 1800 to present day”
- Kiala Kisalu Andre, «Le drame Angolais », l’Harmattan
- Guiffo Jean Philipp, « L’Angola et le Mozambique a l’aube du 25 afre 197 », Edition de L’Essoah, 2007
- Joseph Ki-zerbo, « Histoire de l’Afrique Noire », Hatier, Paris 1972

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