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INSTITUTIONNALISATION DE LA PSYCHOLOGIE EN ALLEMAGNE, FRANCE, USA, ANGLETERRE ET RUSSIE

MAMBOU HAPPY Kelly Blandine
FOUMANE ETO’O Charles
MBALLA MINLO Annick
TEMATIO NGUEVOU Maurice
NGO NDENHA JOSEPHA

ARCHITECTURE DU DEVOIR

Introduction

I. Institutionnalisation de la psychologie en Allemagne
II. Institutionnalisation de la psychologie en France
III. Institutionnalisation de la psychologie en Angleterre
IV. Institutionnalisation de la psychologie aux Etats Unis d’Amérique
V. Institutionnalisation de la psychologie en Russie
1. Les pionniers
2. Le contexte socio-historique
VI. Tableau chronologique de l’institutionnalisation de la psychologie en Allemagne, France, Angleterre, USA et en Russie

Conclusion

Introduction
La psychologie, étude des états mentaux, des émotions et des comportements en vue de les prédire, les expliquer et de les comprendre ; c’est développée dans le joug de la philosophie pour devenir une discipline á part entière. Souvent criti-quée par les autres sciences notamment la physique et les mathématiques, de son abstraction et même de sa méthode ; elle s’est améliorée au début du XIXْ siècle grâce á la révolution industrielle marquée par les prouesses scientifiques. On a ainsi assisté á divers expérimentations du sujet dans la plus part des pays du monde á tel enceinte que la psychologie s’est détachée de la philosophie et que son objet d’étude et sa méthode ne sont plus objets de controverses scientifiques. Seulement, cette institutionnalisation de la psychologie ne s’est pas faite de façon synchronisée, mais plutôt par étape dues aux réalités sociales et même économiques rencontrées dans les différents pays. Pour mieux comprendre cette institutionnalisation de la psychologie, nous allons l’analyser tour à tour en commençant par l’Allemagne, la France, l’Angleterre, les Etats Unis et la Russie.

I. Institutionnalisation de la Psychologie en Allemagne.

L’Allemagne est considérée comme le pays fondateur de la psychologie entant discipline scientifique autonome. Tout commence avec Christian Wolff (1679 – 1754) lorsqu’il fait rependre le terme psychologie pour designer la science de l’âme.il la divise en deux composantes : la psychologie empirique (1732) ou science qui aux moyens de l’expérience établie des principes avec lesquels sur-vient dans l’âme humain et la psychologie rationnelle (1734) comme étude du point de vue philosophique sur la nature des facultés et des opérations psy-chiques, sur l’essence de l’âme de son origine, de son immortalité et de ses rela-tions avec le corps. En 1781, Wolff est critique par Emmanuel Kant (1724 – 1804) dans son livre « critique de la raison pure ». Il pense que la psychologie rationnelle n’est qu’une illusion puisqu’on ne peut rien connaitre á priori en par-tant du concept d’un être puissant. A la suite de Kant, ce sont alignes les philo-sophes idéalistes tels que Johan Gottlich Fichte, Friedrich Wilhelm Von Schilling et Georg Hegel qui ont compris que l’être s’identifie avec la pensée.
Mais le déclic s’est véritablement opéré avec les néo-kantiens tels que J.F. Her-bart (1776 – 1841) qui a construit un système psychologique donnant une im-pulsion a la psychologie expérimentale notamment á travers son œuvre « psy-chologie als Wissenschaft neu gegrundet auf Erfahrung, Metaphysik und Ma-thematik » (De la psychologie comme science, appuyée pour la première fois sur l’expérience, la métaphysique et les mathématiques.
Le développement de la psychologie en Allemagne est largement tributaire des travaux réalisés par les physiologistes dans les années 1830 -1860. Ce sont d’ailleurs les physiologistes germaniques ou d’influences germaniques qui ont été les précurseurs et les véritables initiateurs de la psychologie. On peut entre autre citer J Müller (1850 – 1934) qui devint le successeur immédiat de Lotze à la chaire de la philosophie de l’université de Göttingen.
Gustav Fechner (1801 – 1887) avec ses travaux en psychophysique et Ernest Weber (1795 – 1878) font œuvre de science dans le domaine des sensations élémentaires. Il s’agissait de mesurer uniquement les phénomènes psychologiques qui résultent exercées par le mode physique sur les organes sensoriels. Ainsi, la psychophysiologique est devenue chez Fechner la science de la mesure des sensations. Les travaux de Fechner connurent beaucoup de critiques, mais à partir de 1875, il contre-attaqua ses détracteurs en publiant deux ouvrages, l’un en 1877, l’autre 1882 et de nombreux articles afin de préserver les fondements de la loi psychophysique qui porte son nom aujourd’hui. Il reste cependant que les idées de Fechner sur la psychophysiologie ont fortement influence les fonda-teurs de la psychologie.
Il revient à Wilhelm Wundt (1832 – 1910) le mérite d’avoir prôné la psychologie entant que discipline scientifique autonome. Dès 1862, dans son ouvrage « la théorie de la perception sensorielle », Wundt proposa la constitution officielle d’une nouvelle science : la psychologie expérimentale. Pour Wundt, la psycho-logie doit être une science basée sur l’expérience c’est-a-dire une science empi-rique. Dans son ouvrage intitule « traite de psychologie physiologique » en 1874, Wundt assigna a la psychologie une place entre les sciences naturelles et les sciences humaines. Il fonde le premier séminaire de psychologie et le premier laboratoire mondial de psychologie expérimentale á Leipzig en 1879. Il formera toute une génération de psychologues tant nationaux qu’internationaux.
Pour Wundt, la psychologie expérimentale doit être aux faits internes, ce que la physique est aux faits externes. Comme la physique est une science qui décom-pose les éléments complexes en leurs éléments, détermine les propriétés de ces éléments, cherchent leur rapport dans le temps. De même la psychologie expé-rimentale décompose le contenu de notre connaissance en ses éléments et s’efforce de découvrir d’une manière exacte leurs rapports de coexistence et de succession.
L’institutionnalisation de la psychologie scientifique et expérimentale commença avec la nomination comme professeur de philosophie et de psychologie de Wundt á Zurich en 1874, puis á Leipzig en 1875, de Georg Elias Müller (1850 – 1934) á Göttingen en 1881 pour ses travaux sur la mémoire sans oublier Hugo Münster Berg (1863 – 1916) fondateur du second laboratoire de psychologie en Allemagne á Freiburg. Elle se développa á partir de cette époque surtout sous l’impulsion de deux admirateurs de l’œuvre de Fechner à savoir Hermann Eb-binghaus qui créa le Zeitschrift für psychologie und psychologie de Sinnerorgane en 1890 et qui joua un rôle important dans les premiers congres internationaux de psychologie.

II. Institutionnalisation de la psychologie en France

Les trois premiers laboratoires de psychologie ont été ouverts en France au XIXْ siècle. Le premier de ces laboratoires fut le « laboratoire de Psycholo-gie physique» était á la Sorbonne. Ce laboratoire avait été groupé en deux sec-tions notamment la section des sciences naturelles et l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) fondée en 1889 par le physiologiste Henri Beaunis (1830 – 1921). L’EPHE est placée sous le contrôle d’Alfred Binet (1857 – 1911) á partir de 1895, date á laquelle il abandonna la revue « l’année psychologique » crée en 1894 et destinée aux recherches en laboratoires.
Inspiré par les travaux de Wundt et ses étudiants sur la monographie des sujets particuliers (grands joueurs d’échec, auteurs dramatiques, calculateurs…), Binet abandonna le laboratoire et plutard, expérimenta ses recherches sur sa fille qu’il entraina á pratiquer une introspection systématique en même temps qu’il menait des expériences sur des enfants d’école, avec son collègue Theodore Simon, il conçut un test de mesure des capacités intellectuelles des enfants donc la pre-mière version parue en 1905 dans « l’année psychologique » intitulée «l’échelle de Binet-Simon.
Un an après la mort d’Henri Binet en 1911, Henry Piéron (1881 – 1964) devint contrôleur du laboratoire de psychologie et de « l’Année psychologique ». Piéron deviendra en 1923, titulaire d’une chaire de physiologie des sensations au col-lège de France et restitue au laboratoire ainsi qu’á la revue, l’orientation de la psychologie physiologique et expérimentale que Henry Beaunis souhaitait initia-lement leur donner. Le laboratoire de psychologie qui s’appellera successive-ment laboratoire de psychologie expérimentale et de physiologie des sensations, laboratoire de psychologie expérimentale et comparée et enfin, de nos jours la-boratoire de psychologie expérimentale est dirigé par Paul Fraisse (1911 – 1996) jusqu’en 1979 et directeur de l’année Psychologique jusqu’en 1994.
Piéron et Fraisse ont tous deux possédé un grand pouvoir institutionnel tant au sein de l’université qu’auprès des organes de recherches et en usaient pour déve-lopper et faire connaitre la psychologie tel qu’ils l’entendaient. Apres la deu-xième guerre mondiale, la psychologie expérimentale est bien accueillie par la nouvelle génération et devint ainsi le creuset et la référence de la psychologie scientifique française où seront formes les psychologues.

III. Institutionnalisation de la psychologie en Angleterre

En Angleterre, bien que le roi intervienne dans tous les domaines de la société, la psychologie a été influencée par le siècle des lumières avec des philosophes comme Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke ((1632-1704).
En effet, la psychologie scientifique anglaise s’est constituée hors des universi-tés et à partir de la pensée évolutionniste de Charles Darwin (1809-1882) et la statistique. Cette théorie va rompre avec la religion et chercher á comprendre d’où vient l’homme. En un rapprochement entre la structure et la fonction. On peut aussi mentionner Romanes et Lloyd Morgan avec la psychologie animale. Cependant, le titre de pionnier revient à Francis Galton (1822 – 1911) considéré comme fondateur de la psychologie des différences individuelles. Son intérêt fut grand pour la mesure de l’intelligence et des capacités humaines pour les tests et les questionnaires. Galton compare la psychologie des notions mathématiques et statistiques telle que la corrélation.
Le psychologue britannique et premier professeur de la psychologie expérimen-tale á l’université de Cambridge en 1931, Sir Fréderic Charles Bartlett (20 oct. 1886 – 30 sept. 1969) est également l’un des précurseurs de la psychologie an-glaise. Avec Kenneth Craik, Bartlett mis au point en 1944 “ the Médical Re-search Council Applied Psychology Research Unit” (APU) á Cambridge et de-vint le directeur après la mort précipitée de Craik en 1945. Bartlett était l’un des artisans de la psychologie cognitive et l’une des ses plus grandes études était sur les méthodes de la mémoire cognitive et sociale. Il composa une série de travaux dont le plus connu est « the war of the Ghosts ». Chacun des ses travaux com-prenait une séquence d’éléments qui étaient apparemment logiques, mais subti-lement illogiques. Il est fait « fellow » (concitoyen) de la Royal Society en 1932 (une rare distinction décernée á un psychologiste), puis chevalier en 1948 pour les services de la Royal Air Force sur la base de ses travaux en psychologie ap-pliquée. Il est également décoré par la UK Ergonomics Society et obtint une médaille d’honneur de la société psychologique expérimentale qui tient une con-férence chaque année en son nom.



IV. Institutionnalisation de la psychologie aux Etats Unis.
La psychologie américaine a prospéré á partir de la seconde moitié du XIX e siècle. William James (1842 – 1910) émerge comme l’un des psychologues américains les plus influent de l’époque avec son ouvrage « the principles of psychology ». Ce qui lui vaut le titre de père de la psychologie américaine. Son ouvrage est rapidement devenu un texte standard en psychologie et ses idées servent éventuellement de base á une nouvelle école de pensée dénommée « fonctionnalisme » qui s’inscrit dans le prolongement du Darwinisme et consiste á savoir comment le comportement aide les hommes à vivre dans leur envi-ronnement. John Dewey est le premier à enseigner formellement le fonctionna-lisme qui domina la psychologie entre 1890 et 1910 avant de céder la place au behaviorisme de John B. Watson (Jan 9, 1878 – Sept 25, 1958). Le behaviorisme s’enregistre dans la psychologie expérimentale. Influence par Ivan Pavlov, Watson insista sur le fait que la psychologie jusque là n’était que subjective et qu’il fallait la rendre une discipline scientifique basée sur les procédures objec-tives comme les expériences de laboratoire afin d’obtenir des résultats exploi-tables statistiquement. Cette conception l’entraina à formuler sa théorie psycho-logique du stimulus – réponse. De 1920 à 1950, le behaviorisme domina la psy-chologie aux Etats Unis d’Amérique et partout dans le monde. Dès 1950, les psychologues comme Féderic Skinner formulèrent leurs propres théories du comportement en se fondant sur les expériences du laboratoire et non plus sur l’introspection.
Cependant, quelques années au paravent, Grandville Stanley Hall (1844 – 1924) considéré comme l’un des premiers psychologues scientifiques américains avait fait avec William James et d’autres psychologues de la psychologie une disci-pline académique aux USA. Il fonda en 1883 le premier laboratoire de psycho-logie á l’université Hopkins et devint en 1889 le président de la Clark University où il développa une théorie systématique du développement de l’enfant et cons-truisit rapidement un département de psychologie. Il a été le premier président du journal de la psychologie crée en 1887 et de l’association des psychologues américains fondée en 1892.
Ainsi, la psychologie n’était [lus seulement expérimentale et l’affaire des privi-légiés, mais une discipline scientifique, académique et accessible á tous aux USA.

V. Institutionnalisation de la Psychologie en Russie
1. les pionniers

La tradition intellectuelle de chaque pays et des institutions qui ont été à l’origine de l’institutionnalisation de la psychologie ont profondément joué un rôle dans les débuts de la psychologie dans chaque pays. Ainsi, en Russie comme dans bien d’autres pays européens, la psychologie scientifique s’est développée dans le sillage de la physiologie.
Le médecin et physiologiste russe, Ivan Pavlov (1849 – 1936) se trouve être le père de la psychologie en Russie grâce á ses travaux sur les reflexes conditionnés et le conditionnement. Il étudie le rôle du système nerveux dans le fonction-nement de ses glandes : le déterminisme de « sécrétion psychique » et découvre alors l’existence du reflexe conditionnée qu’il présente pour la première fois en 1903, au Congrès médical international de Madrid, au cours d’une conférence intitulée la psychologie et la psychopathologie expérimentales sur les animaux. Ce sera également le thème de son discours lors de la remise du prix Nobel de médecine ou physiologie, en 1904. Ses travaux sont à l’origine du développe-ment des théories et des méthodes de la thérapie comportementale ils exercent également une forte influence sur la pensée de l’Américain John Broadus Wat-son, fondateur du béhaviorisme.
Le psycho-physiologiste russe Vladimir Bechterev (1857 – 1927), collaborateur et disciple de Pavlov fut un autre personnage clé de la psychologie russe. Il est connu pour le développement de la psychologie comportementale. Il fonde l’Institut de psychoneurologie à Saint-Pétersbourg en 1907. En interprétant les travaux de Pavlov sur le reflexe conditionné, il pose les bases de la psychologie objective.

2. Le contexte socio-historique

Si la psychologie est une discipline jeune, la psychologie russe l’est encore plus parce que le tout premier département de psychologie a été ouvert á l’université de Moscou en 1966 longtemps après les débuts de la psychologie en Europe de l’Ouest de aux USA.
L’un des problèmes liés á ce retard fut le facteur linguistique car les lecteurs et écrivains russes n’avaient pas facilement accès aux réflexions et travaux proposés en Europe de l’Ouest et aux USA. On pourrait y ajouter les clivages sociopo-litiques de l’heure. Durant la période soviétique, la psychologie est une discipline exclusive avec seulement quatre institutions qui la dispensent dans toute l’Union Soviétique. Cependant, l’avènement des changements politiques et sociaux de 1991 en Russie (chute du régime soviétique), la psychologie devient une occupation de masse reflétant ainsi le besoins de transformations de la nouvelle société russe. Comme conséquence de ces mouvements, on a en 2004, environ 70 institutions d’enseignements supérieures qui la dispensent à Moscou et environ 300 dans toute la Russie.



VI.Tableau chronologique de l’institutionnalisation en Allemagne, France, Angleterre, USA et Russie

Dates Evénements Pays Initiateurs
1732 Psychologie empirique Allemagne Christian Wolff
1734 Psychologie rationnelle Allemagne Christian Wolff
Invention du système psycho-logique Allemagne J.F. Herbart
1862 Demande la constitution d’une nouvelle science (la psychologie expérimentale) à travers l’ouvrage « la théorie de la perception sensorielle » Allemagne Wilhelm Wundt
1874 Publication du traite de la psychologique physiologique Allemagne Wilhelm Wundt
1875 La psychologie devient science de la mesure des sen-sations Allemagne Fechner
1877 et 1882 Publication de deux ouvrages sur la loi de Fechner Allemagne Fechner
1879 Premier séminaire de psycho-logie et création du premier laboratoire mondial de psy-chologie expérimentale Leipzig/ Al-lemagne Wilhelm Wundt
1881 Second laboratoire de psy-chologie Freiburg / Al-lemagne Hugo Münster Berg
1883 Premier laboratoire psycho-logie aux USA - Stanley Hall
1887 Journal de psychologie USA Stanley Hall
1889 Création du laboratoire de psychologie physique et de l’EPHE Sorbonne / France Henri Beaunis
Congrès international de psy-chologie Paris / France -
Premier département de psy-chologie aux USA Hopkins Uni-versity Stanley Hall
1890 Création du Zeitschrift für psychologie und psychologie de Sinnerorgane Allemagne Hermann Eb-binghaus
1890 Congres international de psy-chologie Paris / France -
1892 Congres international de psy-chologie Londres -
Association des psychologues américains USA -
1894 L’année psychologique France -
1896 Congres international de psy-chologie Allemagne -
1903 Déterminisme psychique et découverte du reflexe condi-tionnée. Russie Ivan Pavlov
1095 Echelle de Binet-Simon France Alfred Binet et Theodore Simon
1907 Institut de psychoneurologie Saint Peters-burg / Russie Vladimir Bechte-rev
1931 Premier professeur de psy-chologie expérimentale Université de Cambridge en Angleterre Sir Féderic Bar-tlett
1944 Création de l’APU Université de Cambridge en Angleterre Kenneth Craik et Bartlett
1966 Premier département de psy-chologie Université de Moscou en Russie
1991 Chute du régime soviétique Russie


Conclusion

En somme, il était question de montrer l’institutionnalisation de la psychologie en Allemagne, France, Angleterre, USA et Russie. Le constat est que le déve-loppement de la psychologie est visibles dès la fin du XIXe siècle avec la créa-tion des laboratoires dans nombres de pays, l’apparition de revues spécialisées en divers langues, la tenue des congres internationaux de psychologie (1889 et 1890 á Paris, 1892 Londres et 1896 á Münich). La diversification des champs (psychologie expérimentale, psychologie de l’enfant…) de la psychologie est également visible sans tout fois oublier la pluralité des domaines de recherches tels que les émotions, l’attention et les motivations. Ainsi, on pourrait dire que cette nouvelle discipline scientifique est désormais libérée des traditions natio-nales et prête à étudier les manifestations supérieures de l’esprit.

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