Sunday, June 12, 2011

LES FIRMES MULTINATIONALES

UNIVERSITE PROTESTANTE D’AFRIQUE CENTRALE


FACULTE DES SCIENCES SOCIALES ET DES RELATIONS INTERNATIONALES


LICENCE II 2010-2011
Economie Internationale
La Multinationalisation des Firmes
Présenté par les étudiants :

NKOUM Lewis : TEMATIO Maurice : NOUDJIO Edwige : MBAKOP Stéphanie : CHUNKE Gwendoline

LEXIQUE


-Une firme multinationale (FMN) pourrait se définir, de manière large, comme une firme possédant ou contrôlant des entreprises implantées dans plusieurs pays et en mesure d'élaborer une stratégie qui s'appuie sur les différences socio-économiques de ces pays.
-Derrière la production, il y a l’Investissement Direct à l’Étranger (IDE), ce que le FMI définit comme: «Foreign direct investment represents the investment which allows an investor to have a significant voice in the management of an enterprise operating outside his own economy » . Ainsi un IDE implique une relation à long terme avec une unité étrangère et cette relation doit être une relation de contrôle.
-Le seuil d’investissement nécessaire pour détenir un certain contrôle sur une unité étrangère est de 10% des titres avec droit de vote de 10% à 50%, on parlera d’associé étranger.
-Une prise de possession par un étranger de plus de 50% des actions avec droit de vote est nommée participation majoritaire et l’unité locale devient une filiale étrangère.
-Outre la prise de possession du capital d’une unité étrangère permettant un contrôle sur la gestion de cette dernière, un IDE peut prendre plusieurs formes. Ainsi, cela peut consister en un transfert de compétence comme de la main d’oeuvre spécialisée, de la technologie, de la machinerie. La dernière forme possible consiste à imposer une nouvelle logique de production, un certain savoir-faire. Un IDE implique donc une prise de contrôle sur une unité étrangère. De plus, il assure un retour de profit.
- Contrairement à ce type d’investissement, un investissement de portefeuille à l’étranger reste passif, sans notion de contrôle, de plus il ne rapporte aucun profit, mais plutôt des intérêts ou dividendes sur les obligations ou les actions.

Plusieurs classements des firmes ont été réalisés, Perlmutter les sépare en 3 catégories :
- les multinationales ethnocentriques, dont la production reste centrée dans le pays d’origine.
- les multinationales polycentriques, les firmes sont implantées dans plusieurs pays les traitant comme des marchés distincts.
- les multinationales géocentriques, les firmes orientées vers le marché mondial et qui le traitent comme un tout unique.
Cette dernière catégorie est aussi appelée multinationales globales par Porter2. Ce dernier rajoute à la définition que ces firmes sont fortement coordonnées et hiérarchisées. Il oppose cette catégorie à une autre : les multinationales multi-domestiques, firmes faiblement coordonnées avec plusieurs filiales extrêmement dispersées.
Le marché imparfait
Pour Dunning , une des raisons les plus importantes de l’existence des firmes multinationales repose sur l’idée que les marchés dans lesquels elles évoluent sont imparfaits. L’accès au marché peut parfois s’avérer compliqué, il peut être préférable de s’y implanter ou d’y créer une alliance plutôt que de simplement s’exporter





PLAN



INTRODUCTION GENERALE


TITRE : 1 ORIGINES ET FONDEMENTS THEORIQUES DE LA MULTINATION-
NATIONALISATION DES FIRMES.

A- ORIGINES DE LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.

1-) Le principe des avantages comparatifs de RICARDO et l’avènement de la FMN.

2-) Les différences de dotations en facteurs des pays comme indice du
lieu de l’implantation d’une FMN.

3-) Les effets des droits de douane et des subventions sur la création et l’implantation de la FMN.

4-) L’impact des mouvements internationaux des facteurs dans l’avènement de la FMN.


B- FONDEMENTS THEORIQUES ET INSTITUTIONNELLES DE
LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.

1-) La théorie de la localisation :
- Le « handicap de l’étranger »
- Où est ce qu’une entreprise s’installe ?

2-) La théorie de l’internalisation :
- le transfert des technologies.
- l’intégration verticale.

3-) Les chocs externes.






TITRE : 2 LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.


A- LES DETERMINANTS DE LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES




B- LES FORMES ET OBJECTIFS DE LA MULTINATIONALISA-
TION DES FIRMES.

1-) Formes et objectif de la multinationalisation des firmes.
- deux formes principales d’internationalisation.
- objectifs économiques complémentaires.

2-) Exemple pratique de la multinationalisation des firmes : les effets contradictoires sur le volume de l’emploi dans les pays développés.
- un impact direct négatif.
- des effets partiels de compensation.
- une fuite de l’emploi non qualifié.
- les conséquences sociales de l’exposition à la concurrence.
.






CONCLUSION.






BIBLIOGRAPHIE.














INTRODUCTION GENERALE.


ALUCAM, MTN Cameroun, RAZEL et on peut citer sur plusieurs lignes autant de noms d’entreprises qui bien qu’exerçant au Cameroun se trouvent localisées dans plusieurs autres pays. Ce phénomène d’ubiquité de certaines entreprises est issu de la mondialisation. La rupture provoquée par la mondialisation déborde le cadre de la théorie classique des échanges. Ce constat de départ oblige à s’interroger sur la validité actuelle des concepts de l’économie internationale. Ceux-ci sont issus de l’école classique anglaise illustrée par Adam SMITH et David RICARDO, dont les écrits remontent à la fin du XVIII siècle. Néanmoins, ils continuent à être utilisés aujourd’hui en dépit des changements, rendant assez mal compte de l’impact de la mondialisation. Cette réalité hante la presse, les discours politiques, les rapports officiels. Mais, paradoxalement, son décryptage se fait toujours à l’aide du vieil appareil inadapté de la théorie de l’économie internationale classique.
Définie comme l’échange des biens ou services entre nations, le commerce international est un objet d’analyse circonscrit de façon nécessairement arbitraire: c’est le franchissement d’une frontière lors du déplacement d’un bien ou à l’occasion de la fourniture d’un service qui détermine le caractère international de l’échange. Deux dimensions, politique et spatiale sont donc à prendre en compte: on peut alternativement examiner le commerce international du point de vue de l’échange entre localisations séparées par des frontières politiques, ou localisations distantes : Paris-Bruxelles, versus Douala-Garoua. Aussi, le commerce interrégional au sein des nations et le commerce international ont-ils des déterminants communs. A ce propos, l’ouvrage fondateur de la théorie classique du commerce international de Bertil OHLIN, publié en 1933 avait pour titre Interregional and International Trade.
La rapide progression des échanges internationaux au cours des trente (30) dernières années a souvent laissée penser que le phénomène de commerce international est un phénomène contemporain. Il n’en est rien. Ce phénomène est ancien, récurrent et réversible. Ce sont les modalités de l’ouverture des économies et la nature des échanges qui ont évoluées, et cette évolution a été très souvent guidée par des choix politiques plus que par des progrès techniques. S’il y a mondialisation, ce phénomène s’inscrit tout autant dans l’activité à l’étranger des firmes multinationales que par les échangent proprement dits.
Comprendre le phénomène des FMNs n’est pas simple. Non seulement le nombre de variables qui influencent leurs comportements est immense, mais les FMNs évoluent sans cesse, traversant toujours de nouvelles stratégies. Toutefois, on doit admettre la place centrale qu’ont prise les FMNs dans l’économie mondiale. Dans le cadre de cet exposé, il s’agit de capturer le comportement des FMNs à l’intérieur d’un cadre théorique, ce qui n’est pas une tache aisée. Il s’agit donc pour nous, d’expliquer le développement des FMNs, le déploiement de leurs activités, le processus de globalisation économique et l’émergence de réseaux transnationaux, avec comme grand défi d’expliquer la globalité des comportements des FMNs et que cette explication puisse traverser les transformations du système international.
Notre travail s’articulera donc en deux grandes parties. Une première partie qui consistera à présenter les origines et fondements de la multinationalisation des firmes (TITRE 1), ensuite nous analyserons ce que c’est que la multinationalisation des firmes, c’est-à-dire : une analyse du comportement des FMNs dans le commerce international et l’impact de ce comportement sur la structure du commerce international avec les conséquences que cela entraîne pour les Etats (TITRE 2).



TITRE : 1 ORIGINES ET FONDEMENTS THEORIQUES DE LA MULTI-
NATIONALISATION DES FIRMES.

« Pourquoi une firme se multinationnalise?» (John DUNNINGS 1998) Voilà la question centrale que l’on doit se poser lorsqu’on se propose d’analyser le phénomène de la multinationalisation des firmes. Répondre à cette interrogation se résume à poser les origines ou les causes du commerce international tels que pensées par les classiques anglais (Paragraphe A) et enfin à étudier les fondements théoriques et contextuels qui ont favorisés l’émergence du phénomène de la multinationalisation des firmes (Paragraphe B).

Paragraphe A/ ORIGINES DE LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.

L’économie internationale et plus particulièrement la multinationalisation des firmes est issue de la théorie de l’économie tel que formulée par les classiques anglais que sont Adam SMITH et David RICARDO (1), ensuite, la multinationalisation des firmes est fonction de la dotation en facteur des pays pouvant intéresser les FMNs (2), on parlera ensuite de l’importance des droits de douane dans la multinationalisation des firmes (3), avant de terminer par les mouvements internationaux des facteurs notamment sur les IDE comme déclencheur de la multinationalisation des firmes (4).

1-) Le principe de Avantages Comparatifs de David RICARDO et l’essor
Des FMNs.
Le principe des avantages comparatifs bien qu’il ne soit pas difficile à comprendre, et qu’il ait surtout fait l’objet d’un exposé mérite toutefois que l’on y revienne. Ce principe pose en effet que toute production se fait implicitement aux dépens d’une autre et résulte nécessairement d’un arbitrage. Celui-ci peut traduire par un coût d’opportunité : par exemple, le coût d’opportunité des chemises en termes d’automobiles correspond au nombre de voitures qui pourraient être fabriquées avec les ressources utilisées dans la production d’une quantité donnée de chemises. Aussi, les différences de coûts d’opportunité sont au cœur du principe des avantages comparatifs. On dit qu’un pays possède un avantage comparatif dans la production d’un bien si son coût d’opportunité est inférieur à celui des autres pays.
On voit donc apparaître un résultat important pour l’économie internationale : le commerce entre deux pays peut être mutuellement bénéfique si chacun d’eux exporte les biens pour lesquels il détient un avantage comparatif.
En créant les conditions d’un commerce international, la théorie des avantages comparatifs de RICARDO David a permis en quelque sorte que se mette en place le champ spatial où évolueront les FMNs.

2-) Les différences de dotations en facteurs des pays comme indice du lieu
d’implantation des FMNs.

Dans le modèle ricardien, le travail était le seul facteur de production, les avantages comparatifs ne pourraient avoir pour origine que des différences de productivité de la main d’œuvre. La théorie de la dotation en facteurs de production nous permet d’élargir le champ d’explication de l’économie internationale. En effet, ici les avantages comparatifs sont déterminés par l’interaction des dotations nationales telles que l’abondance relative des facteurs de production et de la technologie de la production qui détermine l’intensité relative en facteurs de production des différents biens. Ce modèle, qui constitue l’une des théories les plus importantes de l’économie internationale, porte le nom des deux économistes suédois qui en sont à l’origine : Eli HECKSCHER et Bertil OHLIN (OHLIN fut le prix Nobel d’économie de 1977). Comme ce modèle Heckscher-Ohlin met l’accent sur l’interaction entre les proportions dans lesquelles les facteurs sont disponibles dans chaque pays et celles dans lesquelles ils sont utilisés pour la production des biens, il est parfois appelé théorie des proportions de facteurs ou encore modèle factoriel (Paul Samuelson a aussi largement contribué à formaliser les intuitions développés par Heckscher et Ohlin, si bien que dans le cadre théorique on parle de modèle HOS).
La différence de dotation en facteurs de production, dans le cadre de la multinationalisation des firmes viendra donc expliquer pourquoi une entreprise décide de s’implanter dans un pays X et non Y.

3-) Les effets des droits de douane et des subventions sur la création et
l’implantation des FMNs.

Pour faire ressortir clairement les déterminants fondamentaux du commerce international, les modèles ricardien et HOS faisaient appel à des hypothèses différentes et simplificatrices. La réalité est bien évidemment plus complexe et pour analyser des problèmes concrets, il est également nécessaire de s’appuyer sur des cadres théoriques plus généraux, qui mélangent plusieurs modèles. Ainsi, au cours des années 1990, le développement massif des exportations des nouveaux pays industrialisés (NPI) a fortement marqué le commerce international. Comment rendre compte de ce phénomène ? Il a donc fallut concevoir un modèle standard qui devra rendre compte de se nouvel développement du commerce international et de l’économie internationale en général.
Le modèle standard du commerce international est construit autour de quatre relations clés :
- la relation entre la frontière des possibilités de production et la courbe de l’offre relative.
- La relation entre les prix relatifs et la demande relative.
- L’effet des termes de l’échange (c'est-à-dire le prix de l’exportation d’un pays divisé par le prix des importations) sur le bien être d’une nation.
- La détermination de l’équilibre mondial à l’aide des offres et des demandes relatives.
Ce que l’on peut retenir de ce modèle standard est qu’il pose que les droits de douane ou les subventions à l’exportation sont autant de barrières mise en place par les gouvernements pour protéger des secteurs que l’on juge importants pour l’économie nationale. Alors pour contourner ces barrières, les entreprises des pays tiers choisissent donc de venir s’installer dans le pays ou il existe de telles barrière: on donc une internationalisation des entreprises. Aussi, loin d’être des obstacles, les droits de douane et les subventions à l’exportation sont très souvent des stimulateurs de la multinationalisation des firmes.

4-) L’impact des mouvements internationaux des facteurs sur la multinationali-
sation des firmes.

Le commerce international résulte nous venons de le voir d’une volonté implicite d’échanger des services de facteurs de production. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’ouverture au commerce et la libéralisation des mouvements internationaux de facteurs qui constituent les deux facettes de l’intégration économique soient si intimement liés. Les flux de facteurs dans une économie mondiale sont donc la conséquence immédiate de ce que nous venons d’expliquer dans les paragraphes ci-dessus.
Les mouvements internationaux des facteurs jouent donc un rôle important dans la mondialisation. Sans que nous ne nous attardions dessus parce que cela fais déjà l’objet d’un exposé sur les échanges financiers internationaux, nous devons toutefois préciser que l’apparution de la FMN est la résultante, le bébé des mouvements internationaux des facteurs (il faut souligner que même les mouvements internationaux des travailleurs fait partie des mouvements de facteurs).


Voici, les éléments qui ont contribué à mettre sur pied le cadre théorique nécessaire à l’émergence du commerce internationale. C’est dans ce cadre théorique du commerce international que naîtra le phénomène de la firme multinationale. Expliquer la multinationalisation passe alors par l’explication des théories et des éléments qui fondent les FMNs en économie internationale.


Paragraphe B/ FONDEMENTS THEORIQUES ET INSTITUTIONNELLES
DE LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.

Il s’agit dans le cadre de ce paragraphe de montrer ou de décrire les théories qui ont fondées la multinationalisation des firmes (1 et 2), ensuite de montrer que le phénomène de multinationalisation des firmes est souvent fonction des évènements (3).


1-) La Théorie de la Localisation.
La théorie de la localisation se ramène en règle générale à la théorie du commerce international que nous avons présentée plus haut. Cette théorie apporte la réponse aux questions de pourquoi une firme choisit-elle de s’implanter dans telle région et non une autre ? Dans telle pays et non un autre ?
En effet, la localisation de la production est bien souvent déterminée par les dotations en facteurs, les coûts de transport et plus généralement toutes les barrières au commerce, peuvent également déterminer le choix de la localisation.
En résumé, on peut dire que la localisation d’une FMN est fonction des avantages spécifiques que cette entreprise détient, avantages qui peuvent être réparties en trois catégories:
- Avantages liés aux savoirs spécialisés aux innovations et au niveau de développement technologique.
- Avantages reliés aux économies de taille, aux économies d’échelle, aux économies de gamme.
- Avantage de type monopolistique.

2-) La Théorie de l’Internalisation.
Cette théorie elle pose une question différente à savoir : pourquoi une entreprise choisit-elle d’investir pour faire elle même, plutôt que de faire faire la production par une firme étrangère ? La réponse à cette question est simple dans la mesure ou il est bien plus profitable pour une entreprise de mener ses opérations elle-même: c'est-à-dire de les internaliser.
De ce fait, l’existence des FMNs ne répond donc qu’à un souci de coordination de toutes les filiales et de faciliter leurs transactions. Deux arguments théoriques essentiels permettent d’expliquer cet avantage à l’internalisation des relations au sein d’une même firme.
- L’internalisation permet tout d’abord de contrôler les transferts technologiques.
- Le second argument expliquant l’internalisation tient à la complexité des relations de sous-traitance.
Si on ne contrôle pas en effet tout le circuit de production d’un bien, il peut arriver qu’une firme se trouve en position d’imposer un prix qui lui est plus avantageux à une autre firme (supposons que pour la fabrication d’une chaussure on est besoin de cuir et de fil. Si la firme qui fabrique la chaussure ne contrôle que la fabrication du cuir par exemple, elle peut se retrouver soumise au chantage de la firme qui fabrique le fil). Le moyen de contourner cet obstacle est de faire le choix de l’intégration verticale de la production en internalisant les activités en amont et en aval. Si ces deux activités nécessitent des facteurs de productions différents alors, elles pourront être localisées dans des pays différents.
L’intégration verticale est alors effectivement à l’origine de l’internationalisation des firmes.

3-) Les chocs externes.

L’analyse des chocs externes est importante dans l’explication du phénomène économique que constitue la multinationalisation des firmes. En effet, les chocs externes ont permis un réel accroissement des échanges internationaux, une ouverture des frontières et une quasi suppression des barrières douanières entre pays, ce qui a permis une économie du libre échange telle que le postulait les classiques anglais pères fondateurs de l’économie internationale. Aussi, avec les chocs externes, ont a ainsi eu les conditions idéales pour une rapide croissance du commerce internationale et de ce fait une rapide croissance du phénomène de multinationalisation des firmes. Il existe plusieurs types de chocs externes. On distingue les chocs institutionnels et les chocs technologiques :
Les chocs institutionnels résultent des règles imposées aux pays par des institutions supranationales, dans le but de réduire les barrières protectionnistes. C’est le cas du GATT (General Agreement on Tariff and Trade) signé en 1947, et remplacé par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) depuis 1995.
Les chocs technologiques résultent quant à eux d’innovations majeures, qui réduisent les coûts production et les prix, et rapprochent les peuples. C’est le cas notamment de la machine à vapeur, du moteur à combustion, de l’électricité et des télécommunications, qui ont fortement accru l’efficience productive des firmes et des moyens de transport, facilitant ainsi les échanges de marchandises et les migrations de personnes.




Voilà, donc présenter les fondements idéologiques et théoriques des FMNs. Il s’agit maintenant de montrer comment les FMNs en tant qu’acteur de l’économie internationale se comportent et de se poser la question de l’impact des FMNs sur les économies nationales.


TITRE 2 LA MULTINATIONALISATION DES FIRMES.

Analyser le phénomène économique que représente la multinationalisation passe ensuite par l’analyse de ce que nous pouvons appeler les déterminants de la multinationalisation des firmes (Paragraphe A), un exemple pratique des effets que la multinationalisation des firmes peut avoir sur l’économie des pays sera ensuite présenté afin de mieux montrer quels sont les impacts de la multinationalisation des firmes sur les économies nationales et mondiales.
PARAGRAPHEA/ Les déterminants de la multinationalisation.

Pourquoi certaines entreprises investissent-elles plus à l’étranger que d’autres ? Pourquoi certains secteurs d’activité sont-ils plus multi nationalisés que d’autres ? Pourquoi enfin certains pays investissent-ils plus à l’étranger que d’autres ?
Les entreprises investissent à l’étranger en partie pour tirer profit d’un ou plusieurs avantages qu’elles possèdent en propre et que l’on appelle des « avantages spécifiques ». Dès lors qu’une entreprise possède un avantage spécifique transférable. Cette explication fut particulièrement vérifiée dans les années 1950 et 1960.
Ce qui frappait alors, c’était l’avantage éclatant que certaines firmes possédaient sur les entreprises locales qui n’avaient pourtant aucun frais de transport international à supporter, ni aucun obstacle linguistique, culturel, administratif ou institutionnel à surmonter pour dominer des marchés qui paraissaient leur appartenir naturellement. En prenant l’exemple de l’arrivée des produits américains sur les marchés européens, et de l’avidité avec laquelle les consommateurs et les entreprises allaient s’empresser de les adopter, on a modifié largement cette perception. Il apparut rapidement qu’elles possédaient un avantage spécifique sur les entreprises européennes sous la forme d'un actif (tangible ou intangible) :

- Savoir-faire (technologique, organisationnel, commercial).

- Réputation ou marque (qui ajoutent le « faire savoir » au savoir-faire)


- Capacités financières, infrastructures matérielles, etc.

Il est à noter que l’avantage spécifique est parfois protégé par un ou plusieurs brevets, lorsqu’il s’agit d’une technologie. Il peut aussi être protégé par des appellations déposées ou des noms de marque lorsqu’il s’agit d’une marque.
On peut classer l’avantage spécifique sous trois rubriques principales : technologie, marque et taille.
- Les connaissances technologiques pures, liées à l’aboutissement de recherche & développement sont à la base de très nombreux avantages spécifiques. Mais, au-delà de la technique pure, l’avantage technologique peut inclure aussi des innovations organisationnelles, ainsi qu’un savoir-faire qui rejaillit sur la technologie.

- L’avantage technologique contribue à la réputation de l’entreprise, qui peut être parfois considérée comme un avantage spécifique à part entière, mais que nous incluons ici dans l’avantage liés à la marque, qui dépend bien sûr de la réputation et du savoir-faire, mais aussi du faire savoir (marketing).


- Pour tout ce qui est infrastructure matérielles ou capacité financière, elles sont regroupées dans l’avantage lié à la taille.
Lorsqu’un secteur d’activité possède une structure d’oligopole, les comportements des entreprises sont interdépendants. Ainsi, quand une entreprise tente de modifier les conditions de la compétition au sein de l’oligopole, les autres réagissent de façon remarquablement déterministe. Plusieurs auteurs ont alors remarqué des constantes de comportements «stratégiques» s’agissant des décisions de produire et d’investir à l’étranger. En particulier, ils semblent que des comportements « moutonniers » dominent. Deux mécanismes typiques ont ainsi pu être repérés: le mécanisme de la réaction oligopolistique et le mécanisme de l’échange de menaces.
- Le mécanisme de la réaction oligopolistique
Quand une entreprise dite « leader », dans un pays donné « A », entreprend de s’implanter à l’étranger par création d’une unité de production ou en rachetant une entreprise déjà existante, les autres entreprises du même secteur d’activité s’empressent d’en faire autant, un peu à la façon des coureurs cyclistes qui cherchent toujours à « marquer à la culotte » ceux qui tentent de s’échapper du peloton. Cette course à l’implantation entre une entreprise leader et des entreprises suiveuses est le mécanisme de la réaction oligopolistique.
- Le mécanisme de l’échange de menaces
Quand une entreprise d’un pays A entreprend de réaliser un investissement dans un pays B, les entreprises du pays B peuvent se sentir menacées sur leur territoire et on a remarqué qu’elles réagissaient alors par un comportement de symétrie, en tentant à leur tour de s’implanter dans le pays A. On parle alors d’investissement croisés ou encore d’investissements « intra branche ». C’est le mécanisme de l’échange de menaces.
La volonté de réduire les coûts
Une étude du Boston Consulting Group2 datant de 2004, concluait que la recherche du moindre coût salarial restait l’aspect le plus important, mais non exclusif, des décisions de produire ou de faire produire à l’étranger. Pour demeurer compétitives, les entreprises cherchent constamment à améliorer leur productivité et à réduire les diverses composantes de leurs coûts de production.
Cette étude, qui portait sur l’industrie manufacturière, indiquait que les réductions de coûts unitaires liées à la production à l’étranger, pouvait être substantielles mais variaient beaucoup : de 10% à 75% selon les entreprises étudiées. Le coût du travail représenterait selon cette étude près de 60% de l’avantage que les entreprises manufacturières vont rechercher dans la production délocalisée.
Ainsi, en 2004, aux Etats-Unis et en Europe occidentale, le coût horaire d’un ouvrier variait entre 15 et 30 dollars selon le taux de syndicalisation et de couverture sociale du secteur et/ou du pays. En Inde ou en Chine, à productivité équivalente, le coût était 50 à 60% pour cent plus faible. En Europe de l’Est, même si la productivité était alors parfois moindre, l’avantage de coût y apparaissait encore plus substantiel.
Cette étude confirmait aussi que pour bien profiter de l’avantage de coût salarial, l’entreprise devait par ailleurs consentir d’importants investissements préalables tant dans des équipements, que dans l’organisation et la formation. Ainsi, une entreprise qui ouvre une usine en Chine, apporte le matériel, et forme correctement la main-d’oeuvre, peut s’attendre à capter d’importants bénéfices en termes de coûts salariaux. De plus, si elle veut bénéficier d’économies d’échelle, elle aura ensuite intérêt à amortir ses coûts initiaux par la création de plusieurs autres unités de production.

Paragraphe B/ LES FORMES ET OBJECTIFS DE LA MULTINATIONA-
LISTION DES FIRMES.

Le comportement économique, social et politique des FMNs est la conséquence des théories qui guident la multinationalisation des firmes à savoir : la localisation et l’internalisation.
Toutefois sur le plan pratique, on a put remarquer que l’essor des FMNs était surtout du à un accroissement des IDE. Comme le montre le tableau 1, l’investissement direct étranger ne représentait, en 1970, que 2,3% de l’investissement mondial. En 2003, ce chiffre atteignait 9,2%. D’après le CNUCED, le stock mondial d’investissements étrangers s’élevait en 2004 à 9000milliards de Dollars, répartis entre 70.000firmes multinationales et leurs 690.000 filiales étrangères.




1-) Formes et objectifs de la multinationalisation des firmes.

La multinationalisation des entreprises peut obéir à des modalités diverses et répondre à des objectifs économiques variés, souvent complémentaires. Toutefois, dans l’observation de la FMN, on a put constater que deux formes principales prédominaient, de plus les objectifs économiques qu’elle vise bien que contradictoires en apparence étaient très souvent complémentaires.

Formes.
Le terme « délocalisation » peut, en fait, recouvrir deux grandes stratégies différentes : l'appel à la sous-traitance étrangère ou la création de sociétés filiales à l'extérieur des frontières. L'appel à la sous-traitance consiste le plus souvent à déplacer des activités d'un pays vers un autre et à confier à une entreprise existante l'ensemble de l'actif productif ou certaines de ses composantes. Il n'y a pas, dans cette situation, de création nette de potentiel de production pour la firme concernée mais un simple transfert vers un opérateur extérieur. Le cas de la création d'une filiale à l'étranger a d'autres implications : elle se traduit par un investissement direct, c'est-à-dire l'apparition d'une nouvelle unité de production ou une prise de participation dans une entreprise déjà existante, incluant, dans les deux cas, une prise de contrôle par la société mère, c’est ce type de délocalisation qui dans le cas d’espèce nous intéresse dans l’analyse des effets de la multinationalisation des firmes.

Objectifs.
Les raisons qui sont à l'origine de ces transferts d'activités peuvent s'articuler autour de la recherche de moindres coûts de production (salariaux le plus souvent, mais aussi en consommations intermédiaires parfois), d'une stratégie de rapprochement d'un marché potentiellement dynamique, ou encore de la recherche d'un système fiscal plus avantageux que celui du pays d'origine. Le document 1 montre, sur la période 1990-2003, une explosion des IDE (multiplication par 2 environ) qui atteste du dynamisme du processus d'internationalisation, et surtout de l'accroissement du degré d'ouverture des économies entre elles sous l'égide, notamment, des 65 000 firmes multinationales existant à l'heure actuelle dans le monde.
L'essentiel de ces flux d'investissement concerne les pays développés, en particulier l'Europe, qui en 2003 totalisait 60 % environ des IDE sortants et 47 % des IDE entrants. Mais le dynamisme de l'Asie de l'Est et du SUD-EST est à noter : si elle est encore largement bénéficiaire de flux entrants d'IDE, un certain nombre des pays qui la composent (Chine, Corée du Sud) développent à leur tour des investissements à l'étranger, signe des mutations de leurs appareils productifs et de nouvelles stratégies d'intégration à la division internationale du travail.
La multinationalisation des firmes, autrefois cantonnée aux grandes entreprises américaines et européennes, s'inscrit donc aujourd'hui dans le cadre d'une mondialisation multilatérale, faisant émerger de nouveaux acteurs et de nouveaux enjeux, notamment celui de l'emploi.
2-) Exemple pratique de la multinationalisation des firmes: les effets contradictoires sur le volume de l’emploi dans les pays développés.

Le phénomène de multinationalisation des firmes, prend très souvent la forme des délocalisations dans les pays industrialisés pour les raisons que nous avons citées plus haut. En dehors du fait qu’elle entraîne un transfert de capitaux vers un pays tiers, la délocalisation est aussi source du transfert d’emplois vers les pays hôtes.
Cet enjeu est l'un des plus sensibles pour les populations des pays développés, mais les effets de la mondialisation sur le volume de l'emploi dans ces pays sont controversés.

Un impact direct négatif.
L'impact direct des délocalisations est le plus souvent négatif en termes d'emploi. Les délocalisations qui se sont succédé depuis quarante ans se sont traduites, en Europe occidentale et aux États-Unis, par une chute massive de l'emploi industriel. Celui-ci ne représente plus aujourd'hui que 20,5 % de l'emploi total en France (contre 22,3 % en 2000), et 21,3 % au Royaume-Uni. L'Allemagne fait un peu figure d'exception, sa stratégie de spécialisation industrielle lui permettant de conserver une part d'emploi industriel de 30 %. La plupart des pays développés sont donc confrontés à un processus de désindustrialisation. Le phénomène a d'abord touché, dans les années 1970, les industries à faible contenu technologique comme le textile ou la chaussure. Il s'est par la suite étendu à l'industrie automobile et à l'électronique grand public, ou aux biens d'équipement. Plus récemment, des activités de service ont été délocalisées sur la base de la même logique de recherche d'une baisse du coût salarial. La « révolution numérique », en abaissant les coûts de transport de l'information, a permis le déplacement des centres d'appels téléphoniques, d'assistance en ligne ou de travaux d'édition vers certains pays du Maghreb. Le tertiaire devient à son tour, en partie, délocalisable. Cependant, ces délocalisations n'ont de justifications économiques que si les écarts de productivité entre les pays d'origine et les pays d'accueil sont inférieurs aux écarts de coûts salariaux, ce qui rend possible la baisse des coûts unitaires de production.




Des effets partiels de compensation.
Pourtant, le bilan quoique négatif, doit prendre en compte les éventuels effets de compensation sur l'emploi des pays d'origines. Ces résultats sont divers :
- les IDE engendrent, dans les pays d'origines, des créations d'emplois et les délocalisations agissent sur le pouvoir d'achat des consommateurs, ce qui peut avoir un effet indirect sur le volume de l'emploi. La création d'une filiale à l'étranger peut entraîner, de la part de cette filiale, des flux d'importations en provenance du pays d'origine, notamment de produits semi-finis ou de technologie. Ces importations soutiennent, voire développent, l'emploi dans la production de biens intermédiaires ou de biens d'équipement, dans la recherche, l'ingénierie et la gestion.

- Développant par ailleurs l'emploi et les revenus dans le pays d'accueil, ces IDE peuvent être à l'origine d'une demande de produits issus des pays développés, dynamisant ainsi leurs exportations.


- Enfin, la baisse des coûts de production des activités délocalisées profite aux consommateurs des pays développés sous la forme de baisses de prix accroissant leur pouvoir d'achat. Ce gain de pouvoir d'achat peut être déversé sur de nouvelles consommations, notamment des services aux particuliers, créateurs d'emplois, car plus difficilement délocalisables (loisirs, culture, restauration, etc.).

Il est cependant difficile d'affirmer que le solde des emplois détruits et créés est positif ou négatif, car de nombreuses variables interviennent dans cette confrontation, notamment le « contenu en travail » des activités délocalisées et des activités de remplacement.
Toutes ces modifications sur le marché de l’emploi crée par la multinationalisation des firmes, obligent les entreprises et plus particulièrement les Etats a procédé à une restructuration fonctionnelle des emplois. La restructuration des emplois au sein des entreprises et des pays oblige donc, à mettre un accent plus poussé, sur les emplois qualifiés, car, il apparaît après observation que les emplois les plus menacés par le phénomène de multinationalisation des firmes sont les emplois non qualifiés.


La fuite de l’emploi non qualifié.
Si le bilan quantitatif reste malaisé, l'effet des délocalisations sur l'évolution qualitative de l'emploi est, lui, plus facilement repérable : la délocalisation d'activités industrielles et d'une partie des services concerne essentiellement, pour l'instant en tout cas, le travail non qualifié (document 5). C'est en effet sur ce segment de l'emploi que l'avantage comparatif des bas salaires est le plus évident. L'évolution de la structure par PCS de l'emploi dans les pays développés confirme ce constat : les catégories les plus affectées par la baisse des effectifs sont les ouvriers, notamment les ouvriers non qualifiés et les salariés non qualifiés du secteur des services.

Les conséquences sociales de la multinationalisation des firmes.

La multinationalisation contribue donc à redessiner la structure des emplois, et des qualifications modifiant de ce fait, les conditions de fonctionnement du marché du travail.
En effet, la multinationalisation des firmes nous renvoie à la question fondamentale que se posaient les classiques à savoir quelle est la cause de la richesse ? Comment ? Tout simplement en posant qu’une nation parce que sa main d’œuvre est plus productive que celle de la nation voisine verra toutes les industries s’y délocalisées afin d’augmenter leurs bénéfices.
Cette politique économique de la recherche de la main d’œuvre productive et à bas coût, a des conséquences non seulement économiques mais surtout sociales.
Dans le but d’établir une typologie des emplois susceptibles d’être menacés par la multinationalisation des firmes, certains analystes distinguent désormais trois catégories d'emplois : les emplois protégés, les emplois exposés (essentiellement à faible qualification), et les emplois « compétitifs » à qualification élevée.
Pour que le bilan de l'emploi soit stable ou positif, il est nécessaire de créer plus d'emplois compétitifs qu'il n'en disparaît en emplois exposés, ce qui dépend, pour l'essentiel, des capacités de formation, de recherche et d'innovation. Cette situation engendre dans les pays développés un accroissement des inégalités salariales entre le travail qualifié, dont la demande reste forte, et le travail non qualifié, de moins en moins nécessaire. Cette tendance à l'augmentation des inégalités à l'intérieur de la catégorie des salariés se constate, depuis une décennie, dans la plupart des pays développés. Elle s'accompagne d'une autre conséquence qui est le symptôme de la même évolution de la structure de l'emploi et de l'état du marché du travail : la vulnérabilité croissante des travailleurs les moins qualifiés à la précarité, au chômage et à la pauvreté.

La multinationalisation des firmes a donc, sur l'emploi dans les pays développés, des effets paradoxaux et contrastés. Si le bilan en termes quantitatifs semble globalement négatif – les destructions l'emportant probablement sur les créations, du moins à court et moyen termes – l'internationalisation des processus productifs a incontestablement des effets de remodelage de la structure de l'emploi. Les perspectives qu'on peut déjà entrevoir laisse craindre que la délocalisation des emplois concernera de plus en plus certains emplois qualifiés, car les grands pays émergents comme la Chine, l'Inde ou le Brésil commencent à disposer d'une main-d'œuvre formée et compétente. Il y a, dans ce futur prévisible, un redoutable défi de formation, de recherche et d'innovation pour les pays développés.























CONCLUSION.


À la lumière de l’étude sur la multinationalisation, on s’aperçoit que nous nous sommes lancés dans un projet ambitieux : celui de mettre sur pied un cadre d’analyse d’une réalité en constante remise en question. Les stratégies d’investissement des firmes multinationales évoluent constamment forçant tout les paradigmes sur la multinationalisation des firmes à se réajuster. Il reste à explorer le phénomène de désinvestissement. Lorsqu’une firme se retire d’un secteur ou d’un pays, elle désinvestit. Elle peut le faire pour plusieurs raisons : premièrement, un changement peut apparaître dans la distribution des ressources rendant les avantages comparatifs de la firme nuls face à ceux des autres firmes du même secteur ou pays, deuxièmement, un nouveau pays d’accueil offre mieux—comme une opportunité technologique—ou un nouveau secteur garantit les nouveaux objectifs de la firme, troisièmement, le marché extérieur offre tout simplement mieux que le marché intra-firme. Dans tous les cas un désinvestissement arrive lorsque les coûts dépassent les bénéfices. Mais quelles sont les conséquences stratégiques que cela engendre pour les firmes restantes à l’intérieur du territoire et pour cet État ? Mais la critique la plus importante se situe au niveau de la place qu’occupe l’État. Premièrement, au niveau de la recherche et développement, l’État est la principale cause des investissements, soit par l’environnement économique et social, soit par ses politiques favorisant ce secteur. De plus, un des points les plus dominants dans l’analyse de la multinationalisation des firmes, est l’importance donnée aux modes d’organisation des firmes leur permettant ainsi de contourner ce qu’il nomme les « imperfections de marché ». Ces imperfections comprennent notamment les actions de l’État. Mais ce dernier a d’autres objectifs que simplement mettre sur pied un environnement économique favorable aux investissements étrangers, il se doit aussi d’assurer un environnement satisfaisant pour sa population, lui assurer l’accès au « bien commun ». Ce dernier ne peut être pris en charge par le milieu privé, mais est nécessaire pour l’environnement des firmes, c’est le cas de l’éducation par exemple. L’État conserve aussi un rôle de régulateur important pour assurer à sa population et aux firmes un environnement sans abus. De plus, malgré les vastes réseaux d’alliances, il reste aussi l’acteur central au sein des négociations au niveau régional et donc à l’élaboration de règles communes à un vaste marché favorisant les stratégies des firmes.

BIBLIOGRAPHIE.

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KRUGGMAN Paul. Economie Internationale, 8e Edition, Paris, Seuil, 2000

LAJULE Christian. « L’investissement direct étranger : un élément moteur de la mondialisation de l’économie » Dans Horizons en expansion : le Canada à l’échelle internationale, Conférence Economique 2000, Ottawa, p23

MUCCHIELLI, J.-L., Multinationales et mondialisation, Edition du Seuil, 1998

NJOMGANG Claude, Cours d’économie internationale, UPAC, Yaoundé 2010-2011

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